News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Au Mali, la France affirme des principes démocratiques valables pour le Gabon !

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Lundi 11 Février 2013 à 15:01 | Lu 747 fois



Il y a bien longtemps qu’un chef d’Etat français n’avait pas été acclamé sur le sol africain. Ce fut le cas récemment de François Hollande, Président de la République, qui a déclenché la magistrale intervention militaire de son pays contre ceux qui menaçaient la démocratie au Mali et voulait instaurer une dictature islamiste.
Il faut pourtant s’interroger sur l’inaction de l’Etat malien depuis que le phénomène de sa déliquescence s’amplifie au profit des seules forces financées et soutenues par l’extérieur au profit des fanatiques islamistes de toutes origines.

Les Gabonais aimeraient à leur tour acclamer François Hollande pour l’établissement de la démocratie dans leur pays. La présence d’une base militaire française permanente a plutôt servi dans le sens contraire, le maintien du pouvoir illégitime du clan Bongo sur plus d’une quarantaine d’années au nom de la « diplomatie des mallettes », ce dernier fait étant à nouveau confirmé une fois de plus par un récent reportage de la télévision française d’une journaliste courageuse, d’ailleurs interdite de territoire par le régime, Magali Serre.

L’affaire des « biens mal acquis » devrait révéler un des visages financiers de la Françafrique. Elle démontre s’il s’en fallait les raisons qui ont conduit la France et Sarkozy à favoriser le coup d’Etat électoral en septembre 2009. Les voyages au Gabon de ministres du Gouvernement de l’ancien Président français, comme Claude Guéant entretemps devenu avocat d’affaires, qui attend donc un retour d’ascenseur de la part du régime gabonais, sont une des preuves de cette très grande proximité avec plusieurs des pouvoirs prédateurs en place sur le continent.

Que faut-il donc retirer de l’intervention française au Mali pour le reste du continent africain enseveli dans des dictatures finissantes ?

Les situations ne sont pas semblables. François Hollande tient un discours nouveau. C’est incontestable et une véritable rupture avec un passé récent. L’intervention au Mali n’est pas une forme néo-coloniale de présence qu’une partie de la droite française a le cynisme de mettre en avant. Ce sont les valeurs démocratiques qui sont portées dans ce pays sur l’éducation, sur l’égalité femmes-hommes, et la fin de la barbarie médiévale (châtiments corporels et cruels).

La visite de François Hollande à Tombouctou libérée, en présence de la responsable de l’UNESCO, a ainsi montré l’importance culturelle d’une civilisation négro-africaine et d’un islam des Lumières, ouvert au monde et ayant contribué à l’enrichissement de l’esprit humain, contre les éructations d’un Sarkozy indiquant que « l’homme africain n’était pas entré dans l’Histoire » et son soutien à une Libye désormais gouvernée par la loi dite « islamique ». Les Maliens devront s’interroger sur la remise en cause de leur culture démocratique, sur l’avenir de leur propre société et la porosité avec les forces obscurantistes qui les menaçaient jusqu’à ce que l’armée française intervienne.

Enfin, François Hollande a aussi rendu hommage au rôle des combattants africains dans la Libération de la France et leur participation aux deux guerres mondiales. Rappelons qu’il n’y a pas eu que des Maliens à s’être impliqués, mais tous les peuples de l’Afrique équatoriale française (AEF) et de l’Afrique occidentale française (AOF). Au Gabon, le Capitaine N’Tchorere fut un héros de l’armée française… et il est mort pour la France. Combien d’autres encore?


En revanche, il faut le constater. Ouattara, président de la CEDEAO, porté au pouvoir par Sarkozy, est prisonnier de son origine électorale contestée. Il n’a pu transformer sa très faible victoire électorale, soutenue par l’armée française, en un pouvoir impartial et respectable. Au contraire, tenu par les génocidaires qui constituent ses soutiens, la justice internationale ne semble traquer que les anciens dignitaires de Laurent Gbagbo et de ses proches.

Sa légitimité est donc faible, et, un des pays, en principe un des plus puissants de la zone, n’a donc pu jouer un vrai rôle moteur dans l’affligeante mobilisation des « armées africaines ». Il est vrai aussi que la plupart d’entre elles, au Tchad ou au Togo, sont surtout entraînées pour réprimer les populations dans leur pays que pour combattre des ennemis de l’extérieur, point commun avec l’armée gabonaise.
Sans déployer les moyens exceptionnels du Mali, La France montre néanmoins qu’elle est prête à favoriser les processus démocratiques sur le continent. C’est un nouveau ton employé, respectueux, fait d’exigences, comme l’a montré la dénonciation rapide de l’assassinat du responsable politique tunisien.

Nous formons le souhait que les pays d’Afrique centrale, dont le Gabon, ne soient pas l’angle mort de la politique étrangère française, seulement occupée par l’Afrique de l’Ouest. Les menaces et les intimidations subies par les opposants gabonais ne sont pas moins à négliger que celles reçues par les leaders des pays ayant connu les révolutions de jasmin.

Au cours de la crise centrafricaine, de nombreux dirigeants français, dont Elisabeth Guigou, ont eu des mots justes à l’endroit du président Bozizé, incapable de fédérer et réticent à faire des concessions, l’obligeant à céder sur certains points. L’on peut quand même s’interroger sur le choix de Libreville pour des instances centrafricaines de dialogue quand on sait que celles-ci sont inexistantes au Gabon.

Dans ce dernier pays, malgré une cohérence de plus en plus forte des forces démocratiques, qui ont compris que l’éclatement leur était préjudiciable, le régime ne propose aucune avancée. Il commence seulement à proposer une « réflexion » sur la biométrie pour ne pas avoir à affronter la vraie question de la Conférence nationale souveraine qu’il craint et veut empêcher.

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon ne se laissera pas distraire par les tentatives désespérées et inacceptables du pouvoir de contourner la conférence nationale. Suite aux rencontres de Paris, la Conférence nationale souveraine est la seule instance permettant d’envisager un cadre démocratique.

Le Conseil exécutif du Mouvement Civique du Gabon estime qu’aucune participation aux élections locales, prévues en principe cette année, ne doit avoir lieu tant que la conférence nationale souveraine n’aura pas eu un début de commencement.

Le 10 février 2013,




Mengue M'Eyaà
Présidente du Conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon


Lundi 11 Février 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 747 fois




1.Posté par Lesaintpère le 11/02/2013 16:08 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

"Il y a bien longtemps qu’un chef d’Etat français n’avait pas été acclamé sur le sol africain." Cette phrase est à retirer de l'article, et le reste je suis d'accord avec toi. Sarkozy avait bien été acclamé en Libye, quelque sois ce que tu penses de lui, mais Sarkozy était bien un président Français.
C'est pour cela je n'aime pas les fanatiques, ils mélangent tout.

2.Posté par math le 11/02/2013 16:58 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
oui et meme au gabon tous les presidents fraçais ont tjrs ete acclamés pagnes teeshirt a leurs efigies donc laisse le reste ok mais ça non

3.Posté par Mengue M'Eyaà le 11/02/2013 19:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je maintiens le fait que ce n'était pas arrivé depuis très longtemps: des Africains ont acclamé sincèrement, et non sur commande, ou en ayant été payés par la dictature en place, le Président de la République française lors de son déplacement au Mali.
Celui-ci a engagé son pays de manière décisive pour protéger la démocratie de ce pays.

C'est quelque chose de non contestable.

Mengue M'Eyaà
Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon

4.Posté par Lesaintpère le 11/02/2013 23:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Il n'y a aucune différence entre ce qui s'est passé en Libye et ce qui se passe aujourd'hui au Mali. Ne soyez pas naïf. Sarkozy = Hollande.

Mengue M'Eya vous pouvez nous prouvez que en Libye on a applaudi sur commande et au Mali de manière sincère.

Arrêtez de croire que vos propres sentiments ou vos propres analyses constituent le reflet de la réalité.

5.Posté par Le fou qui a ecrit ce texte le 13/02/2013 04:14 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Il faut donc rejoindre tes chefs de l'UN et supplier hollande pour qu'il vous mette au pouvoir, mais pour que cela arrive promettez a votre president hollande la gestion exclusive du sous sol gabonais. Quant a la participation aux elections locales de 2013 je crois que ton machin d'association ou de parti ferait mieux de rejoindre tes maitres de l'UN,car detrompe toi petit,l'UFA et L'UFC iront aux elections. Autrement dit que tu participes ou pas,ON S'EN FOUT!

6.Posté par Le fou qui a ecrit ce texte le 13/02/2013 04:14 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Il faut donc rejoindre tes chefs de l''UN et supplier hollande pour qu''il vous mette au pouvoir, mais pour que cela arrive promettez a votre president hollande la gestion exclusive du sous sol gabonais. Quant a la participation aux elections locales de 2013 je crois que ton machin d''association ou de parti ferait mieux de rejoindre tes maitres de l''UN,car detrompe toi petit,l''UFA et L''UFC iront aux elections. Autrement dit que tu participes ou pas,ON S''EN FOUT!

7.Posté par Mengue M''Eyaà le 15/02/2013 20:08 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@Le fou qui a ecrit ce texte: franchement, quand on a rien à dire, on se tait. Que ceux qui souhaitent rejoindre le régime le rejoigne!
L'Union nationale est une organisation estimable illégalement interdite par un pouvoir délinquant.

Le Mouvement Civique du Gabon, quant à lui, réaffirme sa volonté de boycotter tout processus électoral tant que la conférence nationale souveraine n'aura pas un début de commencement! Ce ne sont pas les éventuels suppôts du régime, y compris ceux qui commentent sur Gabon libre, qui détourneront les Gabonais de leur chemin les conduisant vers le changement;

8.Posté par Mengue M''''Eyaà le 15/02/2013 20:41 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@Le fou qui a ecrit ce texte: franchement, quand on a rien à dire, on se tait. Que ceux qui souhaitent rejoindre le régime le rejoignent!
L'Union nationale est une organisation estimable illégalement interdite par un pouvoir délinquant.

Le Mouvement Civique du Gabon, quant à lui, réaffirme sa volonté de boycotter tout processus électoral tant que la conférence nationale souveraine n'aura pas un début de commencement!

Ce ne sont pas les éventuels suppôts du régime, y compris ceux qui commentent sur Gabon libre, qui détourneront les Gabonais de leur chemin les conduisant vers le changement.

Les habitudes du régime ont la vie dure. Il n'y a pas au Mouvement Civique du Gabon de maîtres et d'esclaves. Nous n'en avons pas besoin. C'est pour cela que nous défendons la liberté des individus et que nous refusons la dictature. Le MCG n'est pas à la remorque de l'UN comme l'UN n'est pas à la remorque du MCG.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...