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Au Gabon, la France suscite la méfiance

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Lundi 31 Août 2009 à 10:38 | Lu 1150 fois



Au Gabon, la France suscite la méfiance
De nombreux Gabonais éprouvent un profond ressentiment contre l’ancienne métropole, accusée de faire et défaire les présidents et de piller les ressources du pays.

Sur le campus de l’université Omar-Bongo, à Libreville, quatre étudiants débattent des mérites et des défauts des 23 candidats à l’élection présidentielle. La discussion glisse sur le rôle de la France. Armand-Ludovic affirme que « le Gabon n’est pas un pays indépendant ». Jean-Jacques poursuit : « Paris fait et défait les présidents, et veut maintenir le système Bongo pour conserver ses intérêts économiques. » Gesmard enfonce le clou : « Les entreprises de l’Hexagone pillent le territoire. » Les esprits s’échauffent…

Ces propos reflètent le profond ressentiment exprimé par de nombreux Gabonais à l’égard de l’ancienne métropole. La France est tenue pour responsable de la pauvreté ambiante, de l’état des routes, de la non-redistribution des richesses… « L’enquête ouverte à Paris sur les “Biens mal acquis’’ d’Omar Bongo a été perçue comme un coup bas des autorités françaises contre un allié affaibli par la maladie », note l’intellectuel et cadre associatif Gregory Ngbwa Mintsa, seul Gabonais à avoir porté plainte dans l’affaire. D’où les sifflets à l’encontre de Nicolas Sarkozy lors des obsèques d’Omar Bongo, en juin dernier.

La neutralité affichée de Paris ne convaint pas
Pendant la campagne électorale, la France a été suspectée par l’opposition de favoriser le maintien au pouvoir du Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo, le fils du président défunt. « Sa réception à l’Élysée en 2008, alors qu’il occupait le poste de ministre de la défense, est passé pour un adoubement », note un journaliste de L’Union, le quotidien national. Officiellement pourtant, le gouvernement français n’a cessé d’affirmer sa neutralité. Le maître mot à Paris : profil bas.

Ce message a cependant été brouillé par l’activisme d’un vétéran de la Françafrique, Robert Bourgi. L’avocat qui a ses entrées au palais présidentiel de Libreville et auprès de Nicolas Sarkozy a dit publiquement soutenir le candidat Ali Bongo. L’Élysée a eu beau expliquer que ces propos n’engageaient que l’intéressé, le mal était fait.

Depuis, les rumeurs vont bon train. « L’armée française a doublé les effectifs de sa base militaire. Elle s’apprête à défendre le régime », lâchaient, à quelques jours du vote, des opposants rassemblés sur le rond-point de la Démocratie, sourds aux démentis en provenance de Paris. Ces suspicions s’ancrent dans la chronique tortueuse des relations entre l’ancienne métropole et le petit état pétrolier d’Afrique centrale.

Les intérêts de la France au Gabon
L’armée française est intervenue an Gabon en 1963 pour remettre au pouvoir le président Léon Mba, écarté par un coup d’État. Nouvelle intervention en 1990, pour rétablir l’ordre à Port-Gentil, la deuxième ville du pays, en proie aux émeutes, et consolider le siège vacillant d’Omar Bongo. Le tout sur fond d’intérêts économiques et d’accès aux ressources pétrolières. À travers ses entreprises, dont Total, la France détient 35 % de l’économie nationale.

La présidentielle en cours menace-t-elle la place de l’Hexagone au Gabon ? C’est peu envisageable. « Aucun des favoris ne s’est appesanti sur les relations franco-gabonaises, note un diplomate. Tous ont des attaches fortes avec la métropole par leurs familles, leurs intérêts économiques, leur expérience universitaire… » Seul le candidat André Mba Obame, volontiers populiste, a lâché quelques sous-entendus sur le rôle occulte de pays étrangers, dont la France. Avec un impact non négligeable sur son électorat déjà chauffé à blanc.

Aux dernières heures du scrutin, l’Élysée refusait de tirer la sonnette d’alarme. L’ambassade de Libreville s’est contentée de diffuser les conseils d’usage aux 10 000 ressortissants français au Gabon : éviter les débats publics, conserver une stricte neutralité. « Les Gabonais éprouvent des sentiments ambigus vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale, conclut Nding Mukanyi Mbir, professeur de géopolitique à l’université de Libreville. Ils dénoncent sa politique et applaudissent les buts de son équipe de football. Ils rejettent les militaires, puis vont fêter le 1er-Mai devant la base française. Ils oscillent entre amour et haine. »

Source : La Croix

Lundi 31 Août 2009
La Révolution LVDPG
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