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Au Gabon, l'émergence discrète d'une classe moyenne

Le site de la Liberté - RTG1 le Mardi 17 Janvier 2012 à 15:36 | Lu 884 fois

"Bien sûr que je me considère de la classe moyenne !", explique Daniel Minkoh, 33 ans, en souriant entouré de sa femme et de ses trois enfants. Avec un salaire de 900 euros, "Dany" fait partie de ceux qui ont bénéficié du développement soutenu du Gabon depuis dix ans.
Ecran plat, parabole satellite, ordinateur portable: l'intérieur de la maison de "Dany" est loin des clichés véhiculés sur l'Afrique.



Au Gabon, l'émergence discrète d'une classe moyenne
Pourtant, avec un emploi dans le transport logistique, il ne fait pas partie des classes les plus aisées du Gabon. Il est plutôt emblématique d'une classe moyenne en essor dans ce pays pétrolier connu autrefois, comme beaucoup de pays africains, pour ses criantes inégalités.

Un tiers des Africains font partie maintenant des classes moyennes, en essor grâce à deux décennies de croissance économique et une certaine réduction des inégalités, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Au Gabon, 75% de la population est considérée comme appartenant à la classe moyenne, 37% de façon stable, selon ce rapport.

"J'ai le salaire d'un fonctionnaire. Je suis propriétaire depuis dix ans. J'ai eu la chance d'avoir une maison", explique Dany.

Située au centre ville de la capitale, elle lui a été offerte lors de la campagne présidentielle de 2005 par le défunt président Omar Bongo, qui avait l'habitude de faire des "cadeaux" pour faire oublier la mauvaise répartition de l'argent du pétrole.

En périphérie, certaines pistes en terre ont laissé la place à des routes bitumées bordées de nombreuses maisons en construction, comme dans le quartier d'Angondjé, où Eric Ngabouna, un entrepreneur de 40 ans, travaille sur une quinzaine de chantiers.

Le développement des constructions à Libreville, "nous le ressentons surtout depuis deux ans", affirme l'entrepreneur, qui se considère lui aussi de cette "classe émergente".

L'existence d'une classe moyenne au Gabon marque un changement de mentalité vis-à-vis du système, selon lui: "nous essayons de sortir de la léthargie et de ne pas tout attendre de l'Etat".

Lui aussi est propriétaire de sa maison et gagne, selon l'état de ses affaires, "une brique" les bons mois (1 million de FCFA, 1.500 euros).

Le seuil retenu pour faire partie de la classe moyenne ne permet pas de mener grand train à Libreville, 7e ville la plus chère du monde selon le cabinet Mercer.

"C'est pas toujours facile de s'en sortir avec un seul salaire, surtout que (...) le coût de la vie est assez élevé à Libreville", souligne Daniel, qui, à côté de son travail dans la logistique, a monté avec un associé une société qui commercialise de petits bracelets aux couleurs du Gabon.

Une classe moyenne difficile à identifier

"On a raison de pointer une tendance, mais on va vite en besogne" si on pense que les problèmes de l'Afrique sont réglés, estime le sociologue gabonais Anaclé Bissielo.

Car dans le quatrième pays producteur de pétrole de l'Afrique sub-saharienne, 33% des 1,5 million de Gabonais vivent sous le seuil de pauvreté, selon le programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Aucun chiffre officiel sur cette classe moyenne ne sort des ministères.

Alors que le secteur privé offre surtout des emplois non qualifiés et mal rémunérés, la classe moyenne est issue principalement des 70.000 employés de la fonction publique, en particulier des fonctionnaires supérieurs avec un salaire tournant autour de 500 euros par mois.

Pour améliorer leur ordinaire, nombre d'entre eux utilisent des "stratégies informelles", comme "la corruption", selon le sociologue Anaclé Bissielo.

"Le fonctionnaire va vous faire revenir deux fois, trois fois, quatre fois pour vous faire comprendre à mots couverts que vous devez sortir mille francs (1.50 euros), c'est la stratégie" lorsque les négociations officielles pour obtenir de meilleurs salaires n'ont pas abouti, explique-t-il.

Dans les rues de Libreville, les signes extérieurs de richesse ne manquent pas: téléphones mobiles dernier cri, 4X4 haut de gamme... Ils sont souvent les voitures de fonction de fonctionnaires ou d'employés d'entreprises publiques, et on les retrouve garés le soir venu dans les quartiers populaires où l'eau et l'électricité sont rares.

Lepoint

Mardi 17 Janvier 2012
RTG1
Vu (s) 884 fois




1.Posté par DIKATA LA GIROUETTE le 17/01/2012 18:26 | Alerter
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"Classe moyenne"?! Laissez moi rire! Les gabonais sont criblés de dettes comme pas deux! La moindre petite entrée d'argent va chez le malien ou le libanais pour payer les bons. Pardon, arrêtez de nous distraire.

Le fossé s'est creusé comme jamais auparavant entre les "riches" et les pauvres. Je ne vois pas d'où peut émerger une classe moyenne.

Pas de can!

2.Posté par King le 17/01/2012 19:54 | Alerter
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journal de droite.
Article de manipulation!
quel est ce journaliste du point qui se cache sans signer son article,et vient vomir des bobards?
allez sincèrement sur le terrain avant d'écrire n'importe quoi!
le smic est de (67 euros) dans certains cas.
avec un taux de chômage estimé à près de 60%.
le déficit en logement est de 160 000 pour une population de 1 million d'habitants.
50% de la population n'ont pas accès au courant electrique.
70% la population n'a pas accès à une eau de qualité malgré le potentiel important en ressources hydriques tant en surface que souterraines. etc.
Arrêtez çà!

3.Posté par Donguila le 17/01/2012 20:39 | Alerter
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Il n y a pas de classe moyenne au Gabon! Il ya ceux qui s'enrichissent en détournant (faire de la politique au Gabon c'est pas servir son peuple ou son pays, faire de la politique au Gabon c'est vouloir à tout prix s'enrichir, et ça passe par le détournement) et ceux qui se contentent des miettes que les BONGO leur donnent. Point barre.

Pas de can!

4.Posté par Nietszche le 17/01/2012 22:46 | Alerter
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Les adeptes du "moins de 1 dollar par jour pour 80 pour cent de la population" vont devoir reformater leurs discours populeux qui ne s appuient sur aucune statistique. ( Suivez mon regard !)

Le PNUD fait etat de 33% et d un verre d eau à moitié vide sur lequel il faudra continuer à deployer des efforts à la hauteur des capacités du pays, et ne pas dormir car le devellopement n est jamais un processus fini .

5.Posté par FOUTAISE le 18/01/2012 13:01 | Alerter
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Classe moyenne, celle qui porte les pays vers le haut ailleurs, totalement inexistante au Gabon du fait d'un système BONGO qui a toujours privilégié le clientélisme, les petits arrangements entre amis, en famille.

La classe moyenne dont on parle ici est celle des buveurs de Moussoungou, et celle qui, comme le disait quelqu'un, est noyée dans les dettes à force de vouloir singer les autres vraies classes moyennes à travers le monde. La pseudo émergence du Gabon rend certains complètement fous. La course à la consommation. Dans un pays où tout coûte aussi cher (les gabonais ne mangent plus de poulets, ou de viande. Ou plutôt si, ils mangent les "COTIS", morceaux à la base réservés aux animaux, dans un pays normal!), même les 900 euros que touchent 0,000000000000009%Ali de la population, partent en un claquement de doigts chez les libanais, les bars, les transports etc...

PAS DE CAN!

6.Posté par kwal le 18/01/2012 21:24 | Alerter
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c'est vrai, il n'y a pas de classe moyenne au gabon, et ça ne date pas de deux ans (suivez mon regard). Les dirigeants d'hier tout comme ceux d'aujourd'hui sont tout aussi responsables les uns que les autres. tous des voleurs qui se sont goinfrés sur le dos des gabonais, ha tiens que dis-je, il parais que Amo et Eyeghé Ndong sont moins coupables, un ancien premier ministre et l'idéologue du rémige (surnommé Raspoutine après avoir fait démissionné son nouveau compère Myboto. J'aimerai avoir l'avis de Gregorie Ngwa Mintsa qui avant la mort de Bongo, lorsque Ali et son frère Amo avaient mis leurs sbirs à ses trousse, n'a pas hésité d'utiliser le terme frère siamois, qu'il nous dise aujourd'hui ce qu'il pense de Amo. je ne voudrais pas le soupçonner de pratiquer la repli identitaire...

7.Posté par DIKATA LA GIROUETTE le 19/01/2012 11:38 | Alerter
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Emergence zéro

Un pays dont les dirigeants actuels n'ont aucune classe dans la gestion de la chose publique, ne peut voir émerger une véritable classe moyenne. Arrêtez e penser que le Gabon a atteint ou va atteindre dans 15 ans la classe du Brésil, de l'Inde ou de l'Afrique du Sud...

pas de can!



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