News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Appel aux jeunes ne pas renoncer à changer le monde

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Samedi 30 Juillet 2016 à 06:32 | Lu 392 fois



« Le pape François a invité jeudi soir les fidèles réunis aux JMJ à se rebeller contre « ceux qui refusent le changement », et déploré que certains jeunes «semblent déjà retraités à 23, 24 ou 25 ans ». Quelque 600 000 pèlerins l'ont écouté et acclamé, dans la plaine de Blonia à Cracovie, lors de leur première rencontre.

Une mosaïque multicolore de tee shirts, anoraks et parapluies avait rempli la plaine. Le temps maussade n'a pas assombri l'humeur des jeunes, chauffés par un concert de pop catholique, ni des soeurs en habit qui esquissaient des pas de danses folkloriques avec des jeunes bénévoles en blousons imperméables blancs.

Le changement, a expliqué le pape, arrivé à Blonia à bord d'un tramway, passe par la miséricorde qui « a toujours le visage jeune ». Il est revenu sur la crise migratoire, déjà évoquée devant les autorités polonaises la veille, disant qu'« un cœur miséricordieux sait être un refuge pour celui qui n'a jamais eu une maison ou l'a perdue » et « s'ouvre pour accueillir le réfugié et le migrant ».

« Avez-vous la capacité de rêver ? » « Avez-vous la force de vous opposer à ceux qui ne veulent pas que les choses changent ? », a-t-il demandé aux jeunes, avant de les inciter énergiquement à crier plus fort leur réponse, connue d'avance. « Avez-vous la capacité de rêver ? », a-t-il lancé dans un passage apparemment inspiré par le célèbre discours de Martin Luther King.

Puis le pape s'en est pris vigoureusement à la passivité de certains jeunes. « Je ne veux offenser personne, a-t-il dit, mais je suis meurtri de rencontrer des jeunes qui ont l'air d'être en préretraite », qui « ont jeté l'éponge avant de commencer la partie », qui sont « ennuyés et ennuyeux ».
Il a mis en garde aussi contre la recherche de « vertiges » ou de « chemins obscurs pour se sentir vivant ». Ceux qui y succombent « finissent par le payer et payer cher », a ajouté le pape argentin, sans préciser s'il pensait à l'usage de stupéfiants.

Le pape François a appelé les jeunes à garder intacts leur passion, leur enthousiasme, et à ne pas renoncer à changer le monde. (Aux JMJ de Cracovie29/07/2016 - par Geneviève Delrue)


Comment se rebeller ? par, exemple :
« Par la Désobéissance civile.»
Désobéissance civile, une des armes utilisée par le mouvement « Non-violence » est le refus d'obéir aux lois ou aux jugements d'ordre civil, qui revêt généralement la forme de la résistance passive. La désobéissance civile a pour ambition d'attirer l'attention de l'opinion publique sur le caractère injuste d'une loi, dans l'espoir de provoquer son abrogation ou son amendement. Les personnes qui pratiquent ce type d'actions sont prêtes à subir toute peine qui leur serait infligée pour avoir enfreint la loi, telle l'emprisonnement.

Dans son célèbre essai, la Désobéissance civile (1849), l'écrivain américain Henry David Thoreau a posé pour la première fois les principes de base de la désobéissance civile. D'après Thoreau, l'individu est « le pouvoir indépendant situé au sommet », et c'est de lui que procèdent les prérogatives de l'État. Dans le cadre de cette conception, la désobéissance civile fut mise en pratique par les pacifistes et par les défenseurs de certaines causes, telles que le vote des femmes ou l'objection de conscience.

Au XXe siècle, le principe de la désobéissance civile connut deux applications de grande ampleur : en Inde, les actions non violentes, organisées sous la conduite de Gandhi autour du mot d'ordre satyagraha (en sanscrit, « chemin de la vérité ») et visant à souligner le caractère injuste des lois coloniales britanniques, permirent d'aboutir à l'indépendance du pays. Aux États-Unis, le mouvement des droits civiques regroupé autour du pasteur Martin Luther King conduisit à promouvoir le principe de l'égalité de traitement juridique en faveur des minorités raciales.

Mais, en tout état de cause, je réaffirme ici ma conception plusieurs fois exprimée dans mes écrits : À savoir : Partant de la position de Calvin, développée par John Knox et par la profession de foi écossaise de 1560, selon laquelle une des œuvres que les chrétiens doivent entreprendre par charité pour leurs prochains est la défense des opprimés et la répression de la tyrannie, je trouve plusieurs formes de résistance : spirituelle, légale, illégale et violente. Je considère les dangers et l’inanité de la résistance violente qui crée des scissions telles qu’elles suppriment les chances d’une solution pacifique. Pour moi, la séparation la plus profonde entre les hommes est une rivière de sang. Certes, je ne peux tout à fait exclure la possibilité pour les chrétiens, dans certaines situations, de participer à une résistance violente.

Mais je crois personnellement que les chrétiens ne devaient jamais recourir à la violence avant d’en avoir pesé les lourdes conséquences et avant d’être certains que ce soit la seule et unique façon de servir la cause de la justice. Dans la plupart des situations, il y a beaucoup plus de possibilités de résister par la non-violence qu’on ne le croit en général. En ce qui me concerne, je ne peux adhérer et promouvoir le changement par l’usage de la violence armée. Parce qu’il y a par ailleurs des gens qui ne seront jamais d’accord avec la démocratie. Si nous parvenons à y arriver par la violence armée, cela pourra se traduire au fait que le noyau dur des adversaires résiduels de la démocratie pensera à son tour que c’est par la violence que l’on change le système politique auquel on n’adhère pas.

Il se dira alors, que s’il peut redéployer ses propres méthodes de violence, qui sont par essence incidemment supérieurs à ceux des démocrates, il reprendra le pouvoir. Et la société va rester dans son désir de changement dans ce cercle vicieux. C’est ainsi que pour moi, la violence armée n’est pas par conséquent la bonne voie pour une alternance à un pouvoir despotique. Elle ne nous permettrait pas à édifier pour notre société, une démocratie solide. Il en est de même pour la violence politique. J’entends par violence politique, aussi bien, la terreur imposée sur les populations par ceux qui s’accrochent au pouvoir contre la volonté bridée de ces dernières, la fraude électorale, la corruption, la gestion prédatrice et patrimonialisme de l’Etat, toutes choses qui conduisent également à la violence armée et aux guerres civiles.

Une Révolution politique en quête d’une culture de « consensus » permanent.
En politique, les conceptions de toutes nos élites, « compradores de la Françafrique » ne favorisent pas la recherche d’un quelconque vrai consensus, en faveur de la gestion politique du pays. Et pourtant, nous pouvons avancer trois arguments en faveur d’une gestion politique du pays, fondée sur le compromis : théologique (en référence à la culture chrétienne), éthique et économique.

Théologiquement, la politique ne relève pas des réalités dernières mais avant dernières, elle ne parle pas de salut mais des règles du bien être du vivre ensemble au sein d’une société humaine. À partir du moment où on est dans le registre du relatif, on a le devoir d’être nuancé et, pourquoi pas, de trouver ou de reconnaître quelques vertus à ses adversaires. La première motivation en politique n’est plus alors la victoire aux élections ni l’exercice du pouvoir, mais la recherche du bien commun.

La portée de l’éthique se situe dans la relation au prochain et dans la place que faisons et laissons à celui qui est différent, qui ne pense pas comme nous. Dans ce registre, on ne peut pas dire que nos politiciens (de tous bords) donnent l’exemple. Il est difficile de développer une pédagogie du respect des différences lorsque les politiques, les « politiciens » donnent l’exemple du mépris, de l’exclusion, de ceux qui ne sont pas de leurs opinions et de leur bord.
Enfin, dans le domaine de l’économie, les chercheurs ont montré qu’une des conditions du dynamisme économique était la confiance que les différents secteurs se portaient les uns aux autres. Ce qu’on appelle l’affectio societatis, qui est la volonté des personnes de s’associer pour une cause commune, est un critère de performance d’une société. Il est difficile de cultiver cette affectio lorsque les politiques le registre de l’opposition systématique, des invectives et des insultes.

Ce n’est peut être pas tout à fait un hasard si les économies les plus performantes en Europe sont celles des pays du Nord (Hollande, Danemark, Suède, Norvège, et l’Allemagne), pays qui ont aussi développé une culture politique de compromis.

C’est pour une telle conception de la politique que la Révolution en court doit mener. Le but de notre combat ne doit pas être de vaincre ou d’humilier à notre tour qui que ce soit parmi ceux qui nous exploitent aujourd’hui. Notre but est de gagner la compréhension et le respect de notre dignité par quiconque. Il arrive parfois que les ennemis d’autrefois puissent faire les meilleurs amis. C’est pourquoi nous réclamerons constamment dialogue et réconciliation. Nous n’avons à détruire personne dans le combat pour la démocratie et la libération de notre peuple des aliénations actuelles.

Nous voulons seulement que les gens cessent de briser la vie de notre peuple et qu’ils cessent de détruire notre pays bien aimé. C’est simple. Et en chrétiens, nous croyons fermement que la bonté et la compassion sont les meilleurs moyens de gagner la sympathie des autres. C’est une des raisons pour lesquelles nous devons engager ce que l’on peut appeler une révolution de l’esprit, une révolution existentielle. Nous devons réaliser tous, chacun de nous un changement, une révolution sur le plan spirituel, social et politique.
C’est à cette « Révolution » que j’adhère. C’est cette « Révolution » qui est la mienne, et pour laquelle je travaille.

Pou la stratégie anti-systémique
en cette période de transition dans notre pays.

Les patriotes gabonais qui se battent pour un changement véritablement du système en place depuis un demi-siècle doivent s’organiser résolument en un mouvement dit « anti- systémique ».
La stratégie de ce mouvement anti-systémique, pour le changement du système, en cette période de transition, devrait inclure quatre dimensions. Ce qui, certes, est plus facile à dire qu’à réaliser.
1. La première est le maintien d’un débat large, ouvert, sur la transition et les résultats que nous en attendons. Ce n’est pas là tâche facile. Et les mouvements historiques (dites révolutionnaires) n’y ont jamais excellé. Pourtant c’est urgent, essentiel. La situation dans notre contexte y est aujourd’hui plus favorable qu’elle n’a jamais été, et elle souligne le rôle des intellectuels dans cette conjoncture.

2. La deuxième dimension devrait aller de soi, pourtant tous ne se rangent pas à cette opinion. Un mouvement pour le changement ne doit pas négliger l’action défensive à court terme, y compris l’action en vue de la refonde intégrale des dispositions actuelles relatives à l’élection pour la Présidence de la République. Ne pas envisager toute participation à une élection avec les dispositions actuelles, qui ne serait qu’une mascarade, pour donner une légitimité légale au coup d’Etat permanent institué par le système. Nos populations gabonaises vivent dans le présent, et il doit être pourvu à leur besoins immédiats. Tout mouvement qui s’y soustrait est condamné à perdre le soutient large et massif indispensable à son succès à long terme. La raison et la justification d’une action défensive ne peuvent pas consister à porter remède à un système défaillant, mais davantage à faire en sorte que ses effets négatifs n’empirent pas à court terme. Ce qui, psychologiquement et politiquement, est très différent.

3. La troisième dimension doit être la création de buts intermédiaires de portée moyenne qui semblent aller dans la bonne direction. Je suggérerais que l’un des plus utiles (substantiellement, politiquement, psychologiquement) consisterait à s’efforcer de s’orienter vers une suppression des « valeurs marchandes », qui soit sélective mais en progression constante. Nous sommes, aujourd’hui, assaillis de l’idéologie mercantiliste du tout marchand, c’est-à-dire de mise sur le marché de ce qui n’en a jamais fait l’objet dans notre société gabonaise : le corps humain, l’hôpital, l’école, la sécurité, et même la religion et bien d’autres domaines. Non seulement nous devons y opposer, mais nous devons emprunter la direction inverse. Cela veut dire que nous devons préconiser la création des structures, opérationnelles sur le marché, dont les objectifs seraient le rendement et la survie, mais pas le profit capitaliste. Cela peut s’accomplir : la performance, sur le plan historique, d’universités ou de système de santé –pas tous, mais les meilleurs – dans d’autres pays du monde, nous l’a appris. Pourquoi une telle logique ne pourrait-elle pas s’appliquer dans notre pays ?

4. Enfin, nous devons développer le sens profond de nos priorités à long terme, que j’estime être un monde relativement démocratique et égalitaire. J’utilise le mot « relativement », car il s’agit d’être réaliste. Subsisteront toujours des brèches, mais il n’y a pas de raison qu’elles soient béantes, ou enracinées, ou héréditaires. Est-ce là ce que l’on appelait dans le monde européen que nous avons connu autrefois le socialisme, ou encore le communisme ? Peut-être, mais peut-être pas. Cela nous ramène à la question du débat. Nous devons cesser de présumer ce que sera la meilleure (et non pas la parfaite) société, par apport à la société éreintée que le système laissera, après plus d’un demi-siècle de très mauvaise gestion. Nous devons en débattre, en dessiner les contours, faire l’expérience d’autres structures afin d’y parvenir. Et nous devons nous y atteler tout en nous attachant à l’accomplissement des trois premières dimensions de notre programme concernant la conquête politique que nous devons entreprendre en cette période de transition du système.

Et si ce programme est insuffisant, et probablement l’est-il, cela devrait être abordé dans le débat qui fait l’objet du point numéro un de ce même programme.
Mais, en tout état de cause, le groupe des patriotes doit se structurer autour de mouvements en quête d’un nouveau système qui nous conduirait vraiment à une société politique plus démocratique, plus égalitaire. Et se mouvement ne saurait être que le mouvement résolument anti-systémique du PDG/BONGO..

Le moment est venu pour enfin mettre fin à ce pouvoir inique qui n’a cessé de mépriser la volonté du peuple. Cessons d’être complices de l’encanaillement : c’est-à-dire l’acceptation, en tant qu’état habituel et normal, d’une irrégularité, d’une chose qui continue d’apparaître anormale, mais que l’on continue d’accepter, cet état que nous vivons depuis 1967. Toutes les nations ont traversé des époques pendant lesquelles quelqu’un qui ne devait pas les commander aspirait pourtant à le faire. Mais un fort instinct leur fit concentrer sur-le- champ leurs énergies et expulser cette illégitime prétention au commandement. Elles repoussèrent l’irrégularité transitoire et reconstruisirent ainsi leur morale publique. Comme ces autres Nations, refusons l’imposture que nous avons trop longtemps subie. Comme ces autres Nations, repoussons l’irrégularité transitoire pour reconstruire notre morale publique. J’en appelle au courage de notre peuple et de nos élites.

C’est le manque de courage, d’honnêteté, d’intégrité et de patriotisme de l’ensemble des gabonais qui font le lit de la dictature qui perdure.

Aucune lutte politique se réclamant de la démocratie ne peut être gagnée sans le peuple. Aujourd’hui, il n’y a que la mobilisation et la détermination populaire qui peuvent vaincre la dictature corruptrice, prédatrice et sans aucune morale publique qui s’agrippe au pouvoir dans notre pays depuis plus de quatre décennies.

Devant le spectre de la violence qui hante aujourd’hui beaucoup d’esprits, la mobilisation du peuple, bien encadré et adroitement dirigé peut nous permettre d’opérer pacifiquement le changement du régime actuel. La force populaire dans son expression non-violente peut mettre fin à l’oligarchie prédatrice qui use de la corruption pour se perpétrer au pouvoir. La désobéissance civique par le refus de se mêler de la mascarade électorale prochaine serait une des voies pacifique pour faire tomber les murs du Jéricho gabonais.

« Contre les régimes les plus oppresseurs, le courage se dresse encore et encore. Ce qui fait l'Homme, c'est sa capacité de s'amender. C'est sa croyance en un monde de raison et de civilisation qui le pousse à souffrir pour construire des sociétés libérées de la peur et de l'envie. Vérité, justice, solidarité, ces idées ne doivent pas être méprisées. Ce sont, bien souvent, les seules armes qui s'opposent aux pouvoirs immoraux du dictateur. »



Samedi 30 Juillet 2016
Martin Edzodzomo-Ela
Vu (s) 392 fois



Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...