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Alerte situation Budgetaire 2015 au Gabon - Déclaration de l'Union Nationale

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Dimanche 1 Mars 2015 à 08:42 | Lu 4402 fois

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Alerte situation Budgetaire 2015 au Gabon - Déclaration de l'Union Nationale

situation_u00e9conomique_et_financiu00e8re_du_gabon___fu00e9vrier__2015___draft_revue_le_25_fu00e9vrier.pdf Situation u00E9conomique et financiu00E8re du Gabon - Fu00E9vrier 2015 - draft revue le 25 fu00E9vrier.pdf  (489.92 Ko)

Les ressources pétrolières constituent depuis de longues années plus de la moitié des ressources propres du budget de l’Etat ainsi que la principale composante du Produit intérieur brut (PIB) du Gabon. Au cours des quatre dernières années, le cours du baril de pétrole s’est situé à plus de 100 dollars, son niveau le plus élevé de l’histoire.

A partir du mois de juin 2014, le prix du pétrole a amorcé une décrue régulière de mois en mois. Alors qu’il culminait à 111,80 dollars en juin, il est passé à 106,86 dollars en juillet, 101,66 dollars en août, 97,29 dollars en septembre, 87,46 dollars en octobre, 79 dollars en novembre, 62,51 dollars en décembre et 47,71 dollars en janvier 2015. Il faut remonter à l’année 1986 pour enregistrer une baisse comparable du prix du Baril de pétrole brut qui était alors passé de 26, 92 dollars en 1985 à 14,44 dollars en 1986, soit une chute de 46%.

Alors que dès juin 2014 les prévisions les plus optimistes annonçaient un prix moyen du baril de pétrole Brent à 45 dollars pour 2015, le Parlement a voté en décembre 2014 une loi de finances sur la base d’un baril de pétrole à 80 dollars.
L’élaboration du budget obéit à un ensemble de principes simples. Au nombre de ceux-ci il convient de citer la sincérité. Cette sincérité emporte la prudence dans l’évaluation des recettes, l’exhaustivité dans la détermination de la dépense publique et la pertinence des hypothèses retenues.
* *
Pour l’année 2015, tout indique que le Gabon va devoir faire face à la plus importante crise budgétaire de son histoire et que celle-ci aura des conséquences économiques et sociales que le Pouvoir semble incapable de mesurer afin d’en limiter les effets.
La conjoncture actuelle a conduit les services du ministère du budget à revoir à la baisse les hypothèses de prévision des recettes pour l’année 2015. Sur la base prudente d’un baril du pétrole gabonais estimé à 40 dollars, les prévisions de ressources budgétaires sont de 1.738,7 milliards de Fcfa contre 2.972,7 milliards dans la loi de finances rectificative 2014. Par rapport à l’année 2014, le budget de l’Etat est ainsi privé de 934 milliards de Fcfa, soit une chute de 35%. Les recettes pétrolières passeraient de 1.321,9 milliards de Fcfa en 2014 à 540,6 milliards de Fcfa en 2015, enregistrant ainsi une perte de ressources de 781,3 milliards de Fcfa, soit une chute de 59%. Les recettes non pétrolières passeraient quant à elles de 1.350,8 milliards de Fcfa en 2014 à 1.198 milliards de Fcfa en 2015 représentant une perte de ressources budgétaires de 152,8 milliards de Fcfa, soit une baisse de 11%. Dès lors, en tablant
sur une chute de 59% des recettes pétrolières et une baisse de 11% des recettes non pétrolières, les services du ministère du budget reconnaissent, non seulement l’ampleur du choc externe auquel notre pays doit faire face, mais aussi l’évidence selon laquelle le Gabon ne pourra éviter la récession économique en 2015. Le taux de croissance imaginaire de 5% annoncé par le Pouvoir à la fin du mois de janvier relève ainsi de l’incompétence, du mensonge d’Etat ou de la méthode Coué.

Le montant total des dépenses inscrites dans la loi de finances initiale pour 2015 est de 3073,3 milliards de Fcfa. Dont :
 Dette publique : 841,5 milliards de Fcfa ;
 Salaires et rémunérations : 732,7 milliards de Fcfa ;
 Biens et services : 379,8 milliards de Fcfa ;
 Transferts et interventions : 423,6 milliards de Fcfa ;
 Investissements : 643,8 milliards de Fcfa ;
 Prêts, avances, dépôts et autres dépenses : 10,1 milliards de Fcfa ;
 Comptes spéciaux du Trésor : 41,9 milliards de Fcfa.
Ainsi donc, pour le paiement des 3073,3 milliards de dépenses votées par le Parlement au titre du budget 2015, l’Etat ne dispose que de 1738,7 milliards de Fcfa de ressources propres. Le déficit budgétaire se trouve en conséquence porté à la somme de 1334,6 milliards de Fcfa, représentant 77% des ressources propres et 15,5% du PIB.
Comment le Pouvoir fera-t-il pour combler le déficit ? Comment comprendre que jusqu’à maintenant, alors que les services techniques ont alerté le Gouvernement depuis de nombreux mois, le Pouvoir continue à se comporter comme si tout allait pour le mieux ?
* *
La situation qui se présente à notre pays est d’autant plus déplorable que la gestion des quatre derniers exercices budgétaires a privé le pays de toute capacité à faire face à un choc externe de cette portée. En effet, de 2010 à 2014, à la faveur d’un niveau historiquement élevé des cours du pétrole, le Gabon a disposé de ressources budgétaires d’un niveau exceptionnel. Au cours de cette période de 5 ans, la totalité des ressources propres du Budget de l’Etat a été de 11.908 milliards de Fcfa, soit en moyenne 2.382 milliards de Fcfa par an. Alors qu’au cours des 9 années précédentes, de 2000 à 2009, cette moyenne était de 1.261 milliards de Fcfa. Le pays a donc vu ses ressources propres quasiment doubler.
Au cours de la période d’abondantes ressources budgétaires 2010-2014, le Pouvoir a laissé filer de manière irresponsable la dette et la dépense publique à un rythme que le retournement de conjoncture ne permettra pas d’absorber.

Concernant la dette. De 2010 à 2014, le Gabon a été endetté de plus de 443 milliards de Fcfa en moyenne par an. L’encours de la dette publique est ainsi passé de 1.181 milliards de Fcfa, représentant 15% du Produit intérieur brut au 31 décembre 2008, à plus de 2.608 milliards de Fcfa, représentant 32% du Produit intérieur brut à fin 2014. Ainsi donc, l’endettement du Gabon a-t-il été multiplié par 2,2 en 5 ans.
Pour l’année 2015, le service de la dette publique est estimé à 841,5 milliards de Fcfa, soit 48% des ressources propres du budget de l’Etat. En réalité les engagements financiers qui arrivent à échéance cette année doivent prendre en compte les arriérés dus au titre de l’année 2014 qui s’élevaient à 92

milliards de Fcfa à fin novembre, soit au total, pour l’année 2015, 933,5 milliards de Fcfa, soit 54% des ressources propres de l’Etat.
Concernant les salaires et rémunérations. Le montant inscrit au budget 2015, soit 732,7 milliards de Fcfa, n’est pas conforme à la réalité. En effet, le montant inscrit au titre de la prime d’incitation à la performance est de 100,2 milliards de Fcfa contre 102,2 milliards de Fcfa en 2014. Or en 2014, la PIP avait été budgétisée pour une période de 6 mois. Donc en année pleine, le montant à inscrire pour la PIP devait être de 204,4 milliards de Fcfa, au lieu de 100,2 milliards de Fcfa. Sur le fondement de ce seul ajustement, il conviendrait de considérer que la masse salariale pour l’exercice budgétaire 2015 serait plutôt de 836,9 milliards de Fcfa.

Pour l’exercice budgétaire 2009, les salaires et rémunérations, donc la masse salariale, inscrits au budget de l’Etat représentaient 371 milliards de Fcfa, soit 30% des ressources propres, qui étaient alors de 1238 milliards de Fcfa. Six (6) ans plus tard, la masse salariale a plus que doublé pour représenter 836,9 milliards de Fcfa, soit 48% des ressources propres, évaluées à 1738,7 milliards de Fcfa. Les effectifs sont quant à eux passés de 70.000 agents annoncés lors du recensement de 2009 à 104.000 annoncés dans la loi de finances pour 2015, soit 34.000 agents supplémentaires en 5 ans, représentant une augmentation cumulée des effectifs de 49%.

L’Audit de la Fonction publique, dont attend toujours les conclusions, avait été abusivement présenté en 2009 comme inédit alors que le Gabon en avait déjà réalisé deux auparavant sans en publier les résultats. L’objectif proclamé par le Pouvoir en annonçant cet audit était : " le souci d’une nouvelle gouvernance privilégiant la compétence, le mérite et l’excellence, et en vue d’une meilleure efficacité de la dépense publique". Nous étions loin d’imaginer que le résultat, cinq (5) années plus tard, serait celui que nous observons.

Ainsi donc, les 1.738,7 milliards de Fcfa de ressources propres du budget de l’Etat ne pourront suffire à absorber les 1.770,4 milliards de Fcfa de dépenses obligatoires que constituent le service de la dette pour 933,5 milliards de Fcfa et les salaires et rémunérations pour 836,9 milliards de Fcfa.
Concernant les Biens et services. Les dépenses au titre des achats des biens et des services pour le fonctionnement de l’Etat sont passées de 199,9 milliards de Fcfa en 2009 à 379,8 milliards de Fcfa dans le budget 2015, soit une augmentation de 90% en six ans. Cette explosion des dépenses de biens et services illustre le dérapage des finances publiques au cours de cette période. C’est particulièrement le cas pour :
 La Cour Constitutionnelle : 1,2 milliards de Fcfa en 2009 et 6 milliards de Fcfa en 2014, soit une augmentation de 402% ;
 La Présidence de la République : 8,7 milliards de Fcfa en 2009 et 22,5 milliards de Fcfa pour 2014, soit une augmentation de 159%.
Concernant les transferts et interventions. Alors que leur montant était de 213,1 milliards de Fcfa en 2009, les dépenses au titre des transferts et interventions, donc des subventions publiques, représentent 423,6 milliards de Fcfa dans le budget 2015. Le montant de cette catégorie de dépenses aura lui aussi plus que doublé en 6 ans. Cette explosion des dépenses de transferts et interventions résulte principalement du coût des subventions aux Agences dans le budget de l’Etat.
* *

Le Pouvoir a annoncé des mesures contestables, insuffisantes et inconséquentes qui ne remettent pas en cause les orientations politiques qui sont à la base des difficultés actuelles. Ainsi, le Pouvoir ne prend pas la mesure de la situation dans laquelle il a plongé le pays par ses mauvais choix et la gabegie financière dont il s’est fait un exercice quotidien.

Depuis son établissement par la force des armes, le Pouvoir n’a eu de cesse de mentir au peuple gabonais et aux partenaires financiers de notre pays sur la réalité de la situation de gestion des finances publiques. Depuis de nombreuses années, le budget n’est plus une réalité. Le vote de la loi de finances, l’exécution du budget de l’Etat, la tenue des comptes publics n’obéissent plus à aucune règle de droit. La Cour des Comptes est devenue l’ombre d’elle-même et ne remplit plus sa mission régalienne de contrôle de l’exécution du budget et de gestion des deniers publics. En violation flagrante et constante de la Constitution, notamment son article 48, la loi de règlement qui sanctionne la gestion du budget n’est plus jamais présentée au parlement pour son adoption. En des termes très clairs, en matière de gestion des finances publiques, le Gabon est passé de l’Etat de droit à l’Etat de fait.

Le constat est là ; il s’impose à nous : le mécontentement est général. Il se traduit par des grèves dans pratiquement toute l’administration sans que le secteur privé soit en reste. Les licenciements s’opèrent en masse dans de nombreux secteurs de l’activité de production, notamment le BTP et le secteur pétrolier. Les entreprises et les travailleurs gabonais sont livrés à eux-mêmes, le Pouvoir se trouvant incapable d’apporter des réponses adéquates à cette situation dont il est en partie responsable. Il n’est pas peu de dire que le Gabon sombre dans le chaos.
* *
L’Union Nationale attire l’attention de la communauté nationale dans toutes ses composantes sur les conséquences de cette alarmante situation économique et budgétaire dans laquelle notre pays se trouve. La vérité est là, Ali Bongo a échoué et il doit en tirer les conséquences politiques qui s’imposent, plutôt que de se murer dans une logique de conservation du pouvoir qui fait courir au Gabon un énorme risque d’implosion. La confiance est rompue avec le corps social, les entreprises sont à la peine et désespèrent des promesses non tenues du gouvernement, et les mesures proposées par celui-ci ne peuvent rassurer, tant elles sont éloignées de la réalité.

Pour l’Union Nationale, cette crise financière devra servir à mieux rationaliser les choix budgétaires de l’Etat, pour orienter les ressources vers les actions prioritaires de développement et de bien-être du citoyen (santé, éducation-formation, logement, prévoyance sociale, sûreté nationale, décentralisation et environnement) pour maintenir les engagements budgétaires qui leur sont allouées. Dans ce sens, la situation commande que des mesures financières d’urgence soient prises afin de permettre au pays de limiter les effets immédiats de cette crise. Dans le même temps, des réformes de structure sont nécessaires pour préserver les grands équilibres macroéconomiques des effets de la crise.

AU TITRE DES MESURES D’URGENCE :

L’Union Nationale appelle à prendre les mesures de réduction des dépenses et de mise à disposition de toutes les ressources publiques permettant l’ajustement de la dépense aux prévisions de recettes. Il s’agit donc de combler un déficit de 1300 milliards de Fcfa environ. Au nombre de ces mesures d’urgence nous citerons :

 La vente de tous les biens immobiliers acquis avec l'argent du contribuable à l'étranger depuis 2009, notamment en France, en Angleterre et aux Etats-Unis ;
 La vente du Boeing 777 présidentiel, dont l’entretien grève lourdement les finances de l’Etat, ainsi que la limitation des voyages présidentiels aux obligations internationales du Gabon ;
 La diminution drastique du train de vie de l’Etat, notamment à travers :
 La suppression des Agences créées depuis 2009 et qui grèvent lourdement le budget de l’Etat sans effet positif sur la mise en oeuvre des politiques publiques ;
 La suppression du système parallèle de rémunération forfaitaire dont bénéficient les agents des cabinets ministériels et politiques ;
 La suppression de tous les contrats de contractuel hors statut et leur mutation, si besoin, en contrat statutaires ;
 La suppression des contrats de consultants nationaux ou internationaux identifiés sous la dénomination SPI ou SGP qui participent à servir des rémunérations extravagantes, lorsque ce ne sont des services spécieux très éloignés de l’intérêt public, à la Présidence de la République et à l’Agence Nationale des Infrastructures et des Fréquences (ANINF), pour un montant de plus de 9 milliards de Fcfa en 2014 ;
 La diminution des budgets des Institutions, particulièrement les budgets de la Présidence de la République, de la Cour Constitutionnelle, du Sénat, de l’Assemblée Nationale, du Conseil Economique et Social, du CNC, de la CENAP et de la Commission Nationale de Lutte contre l’enrichissement illicite ;
 La réduction des coûts de fonctionnement des Palais de Libreville et de l’intérieur du pays.
 L’arrêt immédiat des travaux de la Marina du Port-môle ;
 L’arrêt immédiat des travaux de construction du Golf, du Zoo et du Palais entrepris à la Cité de la démocratie ;
 La mise à la disposition du Trésor public des ressources du Fond Souverain de la République Gabonaise qui est réputé avoir reçu 261,1 milliards de Fcfa en 2011 ; 14,3 milliards de Fcfa en 2012 ; 20 milliards de Fcfa en 2013 et 2014, soit au total 315,4 milliards de Fcfa.
 La mise à la disposition du Trésor public des 450 milliards de Fcfa distraits de l’emprunt obligataire de 2013 ;
 L’identification exhaustive des avoirs de l’Etat à la BEAC, dans les Banques commerciales nationales et dans les banques à l’extérieur du Gabon ;
 Le retour à l’unicité de caisse de l’Etat et la fin de l’utilisation des procédures de paiement des créances de l’Etat par des tiers autres que la Banque Centrale ;
Dans le même temps, l’Union Nationale appelle au soutien de l’économie nationale, notamment le secteur privé à travers :
 La restauration de la Direction Générale des Marchés publics et application stricte du code des marchés publics pour toutes les commandes publiques, afin de permettre l’égal accès de toutes les entreprises à la commande publique et d’améliorer l’efficience de celle-ci ;

 Le paiement des dettes aux entreprises privées, en contrepartie de l’arrêt des plans sociaux et autres licenciements économiques :
 Le paiement de tous les arriérés de paiement de l’Etat dus aux entreprises et en instance au Trésor ;
 Le paiement immédiat de tous les remboursements de TVA dus aux entreprises ;
 Le paiement des arriérés de dette intérieur et le paiement à terme échu du service de la dette intérieure
 Le soutien à l’activité des entreprises à travers la sécurisation des projets d’infrastructures sur financement extérieurs. Pour cela, il conviendrait d’apurer les arriérés auprès des bailleurs de fonds concernés, de payer le service de la dette à terme échu et d’assurer la disponibilité des contreparties nationales.

AU TITRE DES MESURES STRUCTURELLES

L’union Nationale préconise :
La réalisation de l’audit du financement des structures sanitaires publiques.
Comment expliquer qu’alors que le système d’assurance maladie obligatoire est devenu opérationnel et que le contribuable et les salariés participent désormais à son financement, le budget de fonctionnement du ministère de la santé (salaires et biens et services) est passé de 60 milliards en 2009 à plus de 75 milliards en 2014 ?

Un des objectifs de la création de l’Assurance maladie obligatoire était de substituer, en tout ou partie, le financement budgétaire des structures sanitaires par celui de la CNAMGS et des tiers-payants. Or, depuis 2009, le fonctionnement des structures sanitaires publiques continuent de peser aussi lourdement sur le budget de l’Etat. A ce jour, nul ne sait dire quel usage est fait des ressources propres perçues par ces différents établissements dont les prestations sont payantes comme dans des cliniques privées.

La sécurisation de l’entretien routier

Le Fonds d’entretien routier de seconde génération (FER 2) a été mis en place pour assurer l’entretien de notre réseau routier. Son financement avait été garanti par le produit de plus taxes dont : 100% de la redevance d’Usure de la Route (RUR) qui est prélevé sur les achats de carburant ; 80% de la taxe sur les assurances et 50% de la taxe complémentaire sur les salaires (TCS).

En 2014, le produit de la RUR représentait 35 milliards de Fcfa, celui de la taxe sur les assurances 6 milliards de Fcfa et celui de la TCS 35 milliards de Fcfa. Sur cette base, l’entretien routier pouvait compter sur plus de 57 milliards de ressources. A notre grand regret, seuls 20,5 milliards ont été affectés au Fonds Routier en 2014 sans qu’il ne soit possible de déterminer le montant réellement affecté à l’entretien de notre patrimoine routier dont la dégradation actuellement observée témoignage de l’insuffisance de son entretien.

La dilution de l’activité spécifique d’entretien routier dans le Fonds Routier, puis la Fusion du Fonds Routier avec la nébuleuse ANGT est de nature à mettre en péril l’entretien du réseau routier national pour servir les intérêts d’une structure, l’ANGT, qui a fait la preuve de son incompétence et de sa nuisance, et qui a englouti de sa création en 2010 à 2014 plus de 136 milliards de Fcfa de subvention

octroyés pour son seul fonctionnement. Dans la période de rareté des ressources dans laquelle le pays se trouve, il est impérieux de préserver l’entretien de notre patrimoine routier. La restauration du Fonds d’entretien routier, la sanctuarisation de ses ressources et le retour aux administrations techniques du ministère des Travaux publics des compétences techniques en la matière s’impose sans délai.

L’audit des gestions 2010 à 2014 par la Cour des Comptes

Au-delà des dépenses somptuaires et ostentatoires d’Ali Bongo Ondimba et de son clan, une entreprise mafieuse a orchestré le détournement en masse des ressources financières du Gabon depuis 2009. Il apparait nécessaire d’instruire la communauté nationale sur l’utilisation des 11.908 milliards de Fcfa de ressources propres et les 2.218 milliards de Fcfa de ressources d’emprunts dont a disposé le pouvoir au cours de la période 2010 à 2014.

La Cour des Comptes ayant fait la preuve de son incapacité à assurer sa mission en toute indépendance, l’Union Nationale demande aux partenaires techniques et financiers du Gabon, notamment le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et l’Union Européenne de faire procéder à la revue de la gestion des ressources publiques du Gabon de 2009 à 2014, notamment en sollicitant l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI).
L’article 14 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, contenue dans le préambule de la Constitution Gabonaise dispose que :
«Tous les Citoyens ont le Droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l'emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.»
Sur le fondement de cette disposition Constitutionnelle, l’Union Nationale demande qu’un débat national soit ouvert sur l’emploi des deniers publics au cours des cinq dernières années et sollicite à cet égard l’implication de la communauté internationale

Dimanche 1 Mars 2015
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12.Posté par Pambo le 02/03/2015 17:54 | Alerter
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@post 11 Mezzah
Toi aussi mon frère ,tu commences à dévoiler nos plans d'action quand le Titanic "PEDE.G" va couler d'ici peu.Laisse moi te dire que beaucoup de personnes abandonneront leurs maisons luxueuses pour aller se cacher dans les mapanes....dans les abris de fortunes etc....

11.Posté par Mezzah le 02/03/2015 16:01 | Alerter
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Ces hommes et ces femmes soutenant encore le clan BONGO-PDG sont loin d'imaginer le lynchage qui les attend dans l'heure qui va suivre la chute de ce régime. Ils quitteront le Gabon sans emporter une seule aiguille, leurs maisons seront brûlées comme on a pu le voir au Burkina. Nous avons la chance de connaître qui ils sont, où ils vivent, l'état de leurs comptes bancaires, etc....

Votre fin est proche.

10.Posté par Ndeko le 02/03/2015 09:43 | Alerter
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Post 3 tu dis " Le futur président du Gabon doit satisfaire la condition d'honorabilité(ne doit pas avoir fait la prison, ni être engagé dans une affaire de détournements de fonds publics, affaires de paul biyoghé mba, de jean pierre oyiba, etc...)."

Alors dans ce cas, il n' y aura pas de candidat issu du front !!!!! autant laisser le candidat du PDG en roue libre !!!!!

9.Posté par ogooue le 01/03/2015 22:27 (depuis mobile) | Alerter
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Les cieux ont parles, et se la fin du PDG, pour y rester une seule et unique décision ils doivent laisser le pouvoir. Félicitation au courage de René ndemezo, une chose, ne gruger pas le peuple

8.Posté par Manzo sinandong le 01/03/2015 20:22 (depuis mobile) | Alerter
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Tous les vrais gabonais qui collaborent avec ce régime doivent suivre l''exemple de monsieur Ndemezo,vaut mieux tard que jamais,notre pays va droit contre un mur sauvons le.

7.Posté par OMBRAX2 le 01/03/2015 17:01 (depuis mobile) | Alerter
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Il faut porter plainte contre tous ces malfrats qui ont mis le pays à genoux. Je suis Charlie citoyen lambda gabonais ils ont amassé autant d argent pour rester au pouvoir contre la volonté du peuple anesthésié mais bientôt réveillé prêt à se libérer

6.Posté par Josiane Mavounngou le 01/03/2015 14:52 | Alerter
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ECHOS DU NORD ands ses enquêtes a ressorti que Ange Pacome Andjélé fait partie des Magistrats désignés en 2007 pour AUDITER la GESTION DES FETES TOURNANTES. Or, en 2008 en tant qu'AFFAIRISTE, il a infiltre FRENCH SUD par un investissement de 30 Millions de FCFA sur les "Packages Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. avec des intérêts conséquents.

C'est ce BLANCHIMENT DES CAPITAUX que le Grand Journaliste Jonas MOULENDA s'était évertué à mettre en exergue dans ECHOS DU NORD du 20 OCTOBRE 2014.

du surcroit, nous aprenons qu'en 2007, ledit ANDJELE avait était désigné Magistrat Auditeur de la gestion des FETES TOURNANTES du GABON.

Et pour combler "les TROUS" faits en ce qui concerne ces FETES TOURNANTES, et bien on se retourne vers les citoyens pour réclamer l'argent des FETES TOURNANTES.

Avant de faire l'audit des FETES TOURNANTES, LA COUR DES COMPTES GABONAISES doit d'abord faire l'AUDIT de ses propres MAGISTRATS. Que ceux-ci soient d'abord "CLEAN" avant de juger ou condamner par coutumance les sois-disant détourneurs des FETES TOURNANTES.

si la Cour des Comptes veut s'innocenter de ce qu'elle n'est pas informée qu'elle abrite en son sein des CRIMINELS EN COL BLANC, elle se doit de porter à la connaissance du PEUPLE GABONAIS, de la Communauté Internationale et des Partenaires Financiers des Agissements de son Magistrat-Affairiste. Car ne Rien Dire c'est Consentir.

Je suis Charlie, je Suis Josiane MAVOUNGOU

5.Posté par Josiane Mavounngou le 01/03/2015 13:54 | Alerter
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il faut revoir dans sa globalité le Conseil Supérieur de la Magistrature. Ainsi que le Decret portant la composition "new look" qui a pris effet depuis 0ctobre 2010 ou tout a coup, le Vice Président de ce fameux Conseil de la Magistrature est un des Présidents des Cour et cumulativement Président des COURS ET TRIBUNAUX, ce, de façon rotative. Et lorsqu'un Magistrat commet des délits Graves comme celui à notre encontre, et bien ce Magistrat est protégé par son Chef Hiérarchique. Sacrée COUR DES COMPTES, Sacré Conseil Supérieur de la Magistrature.

le Citoyen Gabonais subit une Justice aux Ordres. Une Justice pré-fabriquée.

4.Posté par Josiane Mavounngou le 01/03/2015 13:47 | Alerter
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De Quelle COUR DES COMPTES S'AGIT IL ??? LA COUR DES COMPTES DU GABON ???

Cette COUR qui sert de "Parapluie nucléaire" aux Magistrats tels que Ange Pacome ANDJELE, ci-devant Magistrat Hors Catégorie et promu DAF du Fond d'Entretien Routier et paradoxalement Directeur au sein de la société que les Sud-africains et moi meme avons créée depuis 2007 ???

qu'attendez vous de la Cour des Comptes du GABON ??? c'est à partir de cette même cour des Comptes que ma société FRENCH SUD GABON & FRENCH SUD AFRIQUE DU SUD ont subi la violation totale de mes droits économiques et la violation totale de mes Droits Humains puisque mon partenaire, que je ne savais pas mafieux, avait inflitré ma société aux fins de Blanchiment de Capitaux.

Notre partenaire, Ange Pacome Andjélé, a abusé de son statut de Magistrat pour instrumentaliser le Parquet et la Gendarmerie Nationale pour me faire disparaitre de la vie humaine parce que les intérêts espérés dans son investissement de 30 MILLIONS FRANCS CFA n'ont pas été fructifiés.

Et lorsque le brave Jonas MOULENDA a publié les faits dans ECHOS DU NORD du 20 Octobre 2014, et bien le plus ou moins droit de réponse,( paru dans un petit coin le 27.10.2014) était fait pour me faire passer pour manipulatrice des faits. Mais la vérité est là! je suis traquée de partout, et si mon histoire n'était qu'une simple imagination du Journaliste MOULENDA et de la mienne, pourquoi avoir attaquer mon domicile nuitamment en meme temps que le domicile de Jonas MOULENDA; pourquoi avoir éventreé la dizaine de cartons et subtilisé les documents me permettant de me défendre???. LA COUR DES COMPTES a servi a Mr Andjélé de "PROTECTION" pour saquager la Gabonaise que je suis d'une part, et d'autre part AFFAIBLIR les Intérêts SUD AFRICAINS au Gabon car ma mon humble personne n'était autre que le Président de l'Amicale GABON AFRIQUE DU SUD.

Puisque je suis CHARLIE et je suis privée de ma LIBERTE D'EXPRESSION car ça dérange que les choses de la cour des comptes soient déballées en public, j'encourage toutes celles et ceux qui ont pris la décision d'associer les partenaires financiers du GABON (FMI , BANQUE MONDIALE, UNION EUROPEENNE, etc... dans l'audit du travail " rusé" abattu par cette fameuse Cour des Comptes.

Je suis Charlie, je suis Josiane MAVOUNGOU;

3.Posté par CHARTE DU FRONT UNI DE L''''OPPOSITION le 01/03/2015 13:38 | Alerter
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Tout candidat aux primaires du front uni de l'opposition gabonaise doit respecter certaines règles pour éviter les dérapages constatées par le passé comme au sein de l'UFA, l'UFC!

Le futur candidat du front ne doit pas avoir une femme étrangère, sinon il doit prononcer le divorce.
Le futur président du Gabon doit satisfaire la condition d'honorabilité(ne doit pas avoir fait la prison, ni être engagé dans une affaire de détournements de fonds publics, affaires de paul biyoghé mba, de jean pierre oyiba, etc...).

Le futur présidentiable ne doit pas faire volte face c'est à dire jouer le jeu de la manipulation de l'adversaire ou rejoindre la majorité naturelle.

Le futur candidat élu au front doit dissoudre toutes les institutions régaliennes monocolores des 48 ans de gestion catastrophique du Gabon(CNEA, CNCEI, CES, SENAT, AN, CC, COUR DES COMPTES, etc...).

Le futur élu du front uni de l'opposition, doit convoquer au soir de son élection une assemblée constituante pour modifier les lois :
-loi fondamentale et la soumettre à un référendum.
-loi électorale
- modifier le découpage des circonscriptions électorales

Le futur candidat du front doit dans un délai de 3 mois, après son élection, lancer des audits :
- sur la fonction publique
- sur la vente des minerais, du pétrole, du bois et des produits agricoles et haleutiques.
- sur les actionnaires privés au gabon
- sur le propriétaire de gabon air lines qui humilie le gabon à l'international
- sur les reserves de change du gabon, les reserves du gabon à la BEAC ou à la BF.
- sur le fonctionnement du compte d'operation du gabon à la BF.
- sur l'utilisation du PID/PIH depuis 1977, soit 300 milliards en moyenne par an.

Le futur président du Gabon, doit procéder au recensement de la population gabonaise en fournissant des chiffres exactes sur la répartition ethnique et des classes sociales en république gabonaise.

Le futur candidat du front uni de l'opposition, doit demander un changement des billets CFA pour rattraper les personnes qui théoriser les milliards de cfa dans leur village ou bien demander une sortie du franc cfa si les frais de maintien de la parité CFA/ euros sont couteux pour le GABON, même la sao tomé et principé à côté avec 200 milles habitants ont une monnaie souveraine. La création d'une monnaie gabonaise va permettre l'augmentation de la capacité de réalisation des infrastructures structurantes et donc d'accélérer le développement du Gabon.

Le futur président du front uni de l'opposition, doit convoquer une journée vérité réconciliation avec les anciens dignitaires du PDG, afin de ne pas saper les efforts de développement qui seront entrepris.

Le futur président doit évitera que le futur premier ministre soit toujours d'une même éthnie.
Le futur président du front uni fera en sorte que toutes les grandes institution soient accessibles aux cadres de toutes les provinces du Gabon.
Le futur président doit équilibrer les nominations des directeurs dans les entreprises, les agences et dans l'administration, il fera en sorte qu'une ethnie ne soit plus la seule à être nommée directeur, la compétence intellectuelle est un critère universelle.
De même, le futur président du front uni, va abandonner le modèle colonial de développement entretenu par les BONGO, c-a-d il n'y aura plus de capitale économique au gabon. Les investissements doit être effectués équitablement dans toutes les provinces du gabon, de préférence dans les villes carrefour comme lambarené, lastourville, etc ....

Le futur candidat du front doit prioriser la construction des autoroutes transnationales pour permettre l'écoulement de la production industrielle du gabon à l'intérieur du continent africain.....!

je vous remercie...!

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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
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