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Aider le Gabon à faire des élections des dirigeants politiques

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Jeudi 8 Septembre 2016 à 00:00 | Lu 1203 fois



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La démocratie représentative est une manière d’assurer la démocratie pour l’Etat moderne. Partout où elle a fonctionné efficacement assez longtemps, la démocratie représentative et constitutionnelle moderne a dans l’ensemble apporté trois bienfaits politiques séparés et humainement convaincants.

Le premier service, c’est qu’elle a assuré un gouvernement modéré, un système de pouvoir qui minimise les risques directs que fait courir la puissance gouvernementale à la sécurité physique des sujets et groupes de sujets individuels.
Le deuxième service majeur que la démocratie représentative moderne a assuré à ses citoyens, c’est une dose modeste de responsabilité gouvernementale envers les gouvernés.

Le troisième et dernier service politique majeur que la démocratie représentative moderne a rendu à ses citoyens est sans conteste la démocratie assurée pour l’Etat moderne. Mais c’est aussi, un modification appréciable du caractère de cet Etat : du coup, avec le temps, l’Etat lui-même, qui a pour justification centrale de renforcer la sécurité de ses différents membres, menace infiniment moins cette sécurité. Ainsi, ce troisième service politique qu’a assuré la démocratie représentative modifie à la fois la démocratie et l’Etat, et rend inoffensives deux idées extrêmes et potentiellement nocives.

Bref, il rend la démocratie et l’Etat moderne sûrs pour une économie capitaliste moderne.
Ce qui a fait la force de séduction de la démocratie représentative : le pouvoir de l’Etat repose sur le libre choix de ses citoyens, c’est de manière fort intermittente et par un système de médiation élaboré, demeure suffisamment attrayante pour l’aider considérablement au fil du temps à consolider sa viabilité, en lui permettant de protéger la structure des droits individuels du citoyen comme ceux de la propriété capitalistes. C’est ce qui, en quelque sorte l’a rendue viable ; le fait qu’une économie essentiellement de marché soit un mécanisme incomparablement plus efficace, pour assurer le progrès de l’opulence à long terme, que toute autre solution envisagée jusqu’ici, a contribué de manière décisive à amortir les effets des turbulences de l’histoire moderne.

Tout système électoral est un code, dont les électeurs et la classe politique apprennent à se servir. Mais cette éducation ne se fait que dans la durée. C’est pourquoi les vrais démocrates n’escamotent pas la loi définissant leur Code électoral et ne la change pas au gré des besoins politiciens du moment à savoir : conserver le pouvoir à n’importe quel prix, particulièrement en pervertissant le mécanisme démocratique que constitue l’élection des représentants des citoyens appelés à gouverner. La définition de la loi établissant le Code électoral est basée sur le principe fondamental de l’égalité entre les citoyens. Elle ne doit pas être conçue avec des a priori partisans. Le véritable antidote de toutes les dérives scandaleuses et dangereuses de l’annihilation de la valeur du vote des citoyens reste la volonté politique de tous les acteurs à transcender les égoïsmes et intérêts partisans.

Le Code électoral mis en place par la loi n° est une honte pour notre pays incapable depuis l’instauration du multipartisme d’organiser des élections. Le processus de démocratisation souhaité en 1990 par l’ensemble des Gabonaises et des Gabonais, s’est transformé par une démocratie de citoyens passifs. Passifs, comme l’étaient les « im-propriétaires » de 1789 en France. Bien plus au Gabon ; , il n’y a jamais eu, de scrutin démocratique réel digne de ce nom, au Gabon depuis le pseudo indépendance octroyée en 1960 par la France, puissance coloniale.
IL FAUT ANNULER LE SCRUTIN DU 27 AOUT 2016.

Un petit recul dans le temps est indispensable pour mener une réflexion afin d’envisager une fois pour tout, la solution, le remède à la maladie endémique qui plombe le processus de démocratisation au Gabon, et qui est cause de mort d’innocents citoyens, pardessus crétinisés, aliénés et exploités par une caste de vrais criminels : la gent de politiciens corrompus sans morale ni éthique politique.

1964 : Le coup d’Etat des militaires de 1964 est perçu comme le ras-le-bol et surtout comme une réaction contre la dictature qui était entrain de se mettre en place. Le 18 février 1964 à 5h45, des jeunes officiers et sous-officiers de l’Armée Gabonaise déposent le Président Léon M’Ba, en dénonçant la dérive dictatoriale empêchant désormais la libre expression de la volonté du peuple par des élections libres et démocratiques.

Ils confient la direction du pays à un Gouvernement Provisoire dirigé par M. Jean-Hilaire Aubame, leader socialiste de l’opposition à Léon M’Ba, qui fit sur les antennes de la Radio la déclaration suivante : « Mes chers compatriotes, c’es en ma qualité de Premier Ministre Chef du Gouvernement Provisoire que je m’adresse à vous. C’est sur vos appels angoissants et répétés et pour éviter à notre cher Gabon une révolte générale avec toutes les conséquences qu’elle devait nécessairement entraîner que nos Militaires et nos Gendarmes viennent de libérer le pays d’un régime qui le conduisait fatalement au désastre. Je rends hommage à leur sens élevé du Devoir… »

1967 : « Voter photo ». Sous les auspices de Jacques Foccart, une élection fantôme est organisée, ayant comme candidat unique Léon Mba. Pour le peuple, ce dernier ne serait plus en vie. Son temple « bwetsi » avait déjà annoncé sa mort. Le peuple dans sa sagesse parlera de « voter photo ». Albert Bernard Bongo se retrouve vice-président, investi de tous les pouvoirs. Fin 1967, à la mort de Léon M’Ba, il devient président. Il instaure un parti unique, le PDG : 1967, marque l’établissement au Gabon de la dictature du parti unique avec ses méthodes staliniennes.

1993 : La« Mascarade électorale » est mise en place, structurée et normalisée depuis par le régime. S’ensuivra la pratique régulière ce qui convient de désigner comme les coups d’Etat permanents, avec les querelles postélectorales, aux conséquences tragiques pour les populations. On dénombre à chaque élection présidentielle des centaines de morts d’innocents lors de la contestation des résultats. L’élection truquée de 1993, qui inaugure a pratique du coup d’Etat électoral a provoqué des tueries à Libreville et à Port-Gentil avec comme bilan plusieurs dizaines sinon centaines de morts, bien au-delà du bilan officiel
2005, 2009, puis 2016suivront. Le coup d’Etat électorat est devenu la règle, avec à chaque fois, les morts d’innocents citoyens.

Face à ce qui constitue une cause sérieuse de désagrégation sociale, de menace grave de la paix civile et même de la survie de notre pays comme nation, comme Etat souverain, il est désormais temps que tous les patriotes s’élèvent pour dire assez. Trop c’est trop ; nous n’acceptons plus d’être les moutons de Panurge pour l’engeance politicienne du système PDG. Bongo, ou les gibiers des festins des jeux électoraux des pouvoirs de l’ombre. À chaque contestation postélectorale partout en Afrique, à l’exemple du Gabon depuis 1993, et de la Côte d’Ivoire avec Ouattara et Gbagbo, c’est le peule qui meut et non les protagonistes en cause !

Le candidat d'opposition Jean Ping, qui se déclare "président élu" réclame un recomptage des voix. Position reprise par la France, l’Union européenne, les États-Unis et l’ONU, qui ont appuyé l’une des principales revendications de l’opposition gabonaise, à savoir le recompte des voix, bureau de vote par bureau de vote.
Concernant la prise de position de M. Ayrault, Ministre des Affaires Etrangères, qu'a repris le Premier Ministre français pour la recompte des voix, position fallacieuse, qui perverti le fond du problème:

De son côté, « L'Union africaine a fait part de sa disponibilité à assister les parties "dans la recherche d'un règlement rapide de la situation postélectorale", selon M. Ayrault, qui "apporte son plein soutien" à cette initiative. La France "souhaite que la mission des chefs d'Etat qui envisage de se rendre à Libreville prochainement soit l'occasion de trouver le chemin vers une sortie de crise" et elle "encourage les autorités gabonaises à l'accueillir dans les meilleurs délais", ajoute le communiqué. » Une fois de plus, comme on peut le voir, l’Union africain este contradiction avec l’Occident. Au moment où la France réclame, à l’instar des Etats-Unis et l’Union européenne, le recomptage des voix bureau par bureau, l’Union africaine demande par contre qu’on respecte la loi gabonaise qui veut que les contestations se fassent auprès de la Cour constitutionnelle.

L’Union africaine et la France ne semblent pas avoir la même position sur la situation postélectorale du Gabon. Alors que la France a clairement emprunté la voie de l’Union européenne et des Etats-Unis demandant, comme le fait Jean Ping, le recomptage des voix bureau par bureau, l’Union africaine adopte une autre posture. En effet, le président en exercice de l’UA, Idriss DEBY ITNO, a demandé à l’opposition et au parti au pouvoir de “privilégier le dialogue et la concertation dans le strict respect des procédures légales et constitutionnelles” peut-on lire dans un communiqué émis par celui qui est également président du Tchad.

Pour Idriss Deby le recomptage des voix n’est ni prévu par la constitution, ni par la loi électorale gabonaise. Poursuivant sa déclaration, le président du Tchad a par ailleurs proposé la médiation de l’Union africaine et appelé les candidats à recourir aux «instruments pertinents de l’UA, pour trouver une solution à la crise née du contentieux électoral». Si la posture de l’union africaine tranche avec celle des pays occidentaux, l’on se demande jusqu’où pourrait-elle aller lorsqu’on sait qu’elle n’a pas pu défendre le colonel Kadhafi. Que peut bien faire Idriss Deby au cas où la victoire d’Ali Bongo n’arriverait pas à être reconnue par les pays occidentaux ? Des interrogations dont les réponses seront connues dans les tous prochains jours. Rappelle l’auteur de l’article, Jean-Thimothé Kanganga.

Pour l’Ivoirien Stéphane KIPRÉ, «Si on recompte les voix au Gabon, alors la communauté internationale doit libérer Gbagbo». Le gendre de Laurent Gbagbo, critique dans le passé de la gouvernance de ce dernier, faite, selon lui, d’absence de rigueur et de laisser-aller ; une situation ayant permis de mettre au cœur de la République, des rebelles qui finiront par saper l’autorité de l’Etat, et créer les conditions ayant conduit au 28 Novembre 2010, puis au 11 avril 2011. Il n’avait pas en l’occurrence, manqué de souligner la rigueur d’Alassane Ouattara, qui à ses dires, est en train de construire des infrastructures certes déjà prévues par l’ex- président, mais qui n’avaient pas été rendues prioritaires à l’époque.

Stéphane KIPRÉ ; s’exprime, actualité oblige avec la dernière présidentielle au Gabon où la victoire de Ali Bongo est contestée par son adversaire Jean Ping, qui lui et la communauté internationale exige le recomptage des voix. Pour Stéphane KIPRÉ, si cette option est choisie afin de ramener le calme à Libreville et autres localités, les décideurs de la planète devraient libérer, Laurent Gbagbo de prison , car il avait opté pour le même mode en 2011, afin de le départager avec Alassane Ouattara , mais n’avait pas été suivi, la suite on la connait. « Sans vouloir interférer dans les affaires intérieures du Gabon, je voudrais dit-il, avec vous remarquer que tout le monde aujourd’hui appelle au recomptage des voix pour départager Jean Ping et le président sortant Ali Bongo qui tous les deux revendiquent la victoire à l’élection présidentielle.

La communauté internationale estime maintenant que c’est le moyen le plus sûr pour déterminer qui a véritablement remporter l’élection » a-t-il indiqué avant de poursuivre sur le sujet. « Je suis surpris et je suis convaincu que les Ivoiriens le sont autant que moi. Car il faut qu’on nous explique pourquoi l’on n’a pas voulu que mon pays fasse l’économie de milliers de morts en recomptant simplement les voix comme l’avait proposé le président Gbagbo ? Si l’on est unanime qu’il faut recompter les voix au Gabon, si c’est la position de la France, des USA, de l’UA et des autres puissances, alors il faut au minimum libérer le président Gbagbo et lui faire des excuses. C’est encore plus ahurissant que ce sont tous les acteurs qui ont refusé cette proposition en Côte d’Ivoire qui en sont devenus les promoteurs aujourd’hui. »

QUI SONT LES OPPOSANTS PAR QUI TOUT EST ARRIVÉ ? - Le PDG QUI REFUSE ALI.

Jean Ping.

A partir de 1984, Jean Ping dirige le Cabinet civil du Président Omar Bongo, avec lequel, il parvient à nouer des liens familiaux. Il entretient en effet, une liaison avec Pascaline Bongo, la fille du Président Gabonais, avec laquelle il arrive à avoir deux enfants. Cette proximité avec le Président Bongo, fait de Jean-Ping, un des hommes les plus puissants du Gabon et lui permet de décrocher plusieurs postes très importants, au sein du régime. Il occupe notamment : les fonctions de Ministre de l’Information et des télécommunications en 1990, Ministre des Mines et de l’Energie, Ministre de l’Economie et du Budget, puis Ministre d’Etat en Charge des Affaires Etrangères, poste qu’il occupe pendant 9 ans. Pendant plus d'une quinzaine d'années, il est de tous les gouvernements. Seules changent ses attributions. Il a eu tous les portefeuilles stratégiques : les finances, le pétrole, celui de la diplomatie, avant d’accéder pour le «prestige d’Omar Bongo Ondimba», comme président de la commission de l’Union africaine.

ZACHARIE MYBOTO.

Du pouvoir à l’« opposition ». Membre fondateur du PDG aux côtés d’Albert Bernard Bongo en 1967, Myboto a été ministre du président Omar Bongo Ondimba pendant près de vingt-trois ans. D’après le journal JA, titulaire du porte feuille des Travaux publics pendant plus de dix ans, cet ancien cacique du PDG est aujourd’hui à la tête d’une fortune considérable !

Certes, il n’est pas le seul à se prévaloir d’une telle fortune, toute la classe compradore parvenue du régime qui constitue les 2% s’étant partagé 42 ans durant l’essentiel des revenus de l’Etat, alors que pendant ce temps, plus de 60% de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté en plus de 20% du taux de chômage. Selon toujours le journal JA, « …quant à son capital de sympathie, il reste encore limité, certains lui reprochant de « cracher dans la soupe ». Pour beaucoup d’électeurs, la « migration » d’opposants vers la majorité est souvent cause de déception. Mais ils ne comprennent pas plus qu’un dirigeant puisse condamner sans réserve un système qu’il a servi (et dont il s’est servi pour s’enrichir) pendant plus de 20 ans.

Casimir Oye Mba.

Ancien Gouverneur de la BEAC, ancien Premier Ministre ancien Ministre du Plan, ancien Ministre des Mines et du Pétrole d’Omar Bongo Ondimba, Casimir Oye Mba s’inscrit pour un ravalement de façade du système qui a fait des Gabonais de souche des « makaya ». En 2009, dans sa déclaration de candidature il énonce : « Fortement marqué par l’héritage commun que le Président Omar Bongo Ondimba nous a laissé, m’inscrivant dans cette continuité(…) et fort de mon expérience acquise à ses côtés d’une, (…). Je veux être le candidat du vrai consensus, c’est-à-dire dépassant les classes constitués sur la base de rente viagères assurées par la hiérarchie du PDG et par l’Etat » C’est vraiment dommage que le candidat Casimir OYE MBA ait cru bon de déclarer : « Fortement marqué par « l’héritage commun que le Président Omar Bongo Ondimba nous a laissé, m’inscrivant dans cette continuité( …) et fort de mon expérience acquise à ses côtés. » Pour cet hiérarque du PDG devenu, au lieu du changement que demande le peuple, pour sortir le Gabon de la situation actuelle, c’est une correction de la trajectoire qu’il préconise, et non le changement du système que demande la majorité du peuple gabonais, pour que ce ne soit plus seulement 2% de la population qui partagent l’essentiel des revenus de l’Etat, alors que pendant ce temps, plus de 60% de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté en plus de 20% du taux de chômage.

Casimir Oye Mba serait pourtant parmi les barons du système, un des rares à ne pas être le produit d’Omar Bongo Ondimba et de son système, au contraire. Son cursus scolaire, universitaire et professionnel est suffisamment éloquent en lui-même, pour qu’il ait besoin de vouloir se prévaloir d’une expérience politique acquise dans le système Bongo, reniant ainsi sa propre valeur. Ce qui n’est pas nécessairement une si bonne référence au regard de l’état des lieux après les 42 ans de pouvoir sans partage du défunt président Omar Bongo Ondimba. Casimir OYE MBA vaut en lui-même, et ferait mieux de rompre avec courage le système qui, à la limite n’a pas su rentabiliser ses capacités et sa compétence, comme il en a fait pour les autres valeurs, préférant plutôt la compromission et la vassalisation. A mon avis : On ne peut pas réformer un système oppressif, corrompu et prédateur comme celui que laisse Omar Bongo Ondimba derrière lui ; on ne peut que le rejeter entièrement.

René Ndemezo'o Obiang.

Selon ses propres paroles (Déclaration du 28 février 2015) : «Les fonctions de Vice-président chargé des Relations Internationales de la FEANF m’ont conduit à beaucoup voyager afin de prendre part à de nombreux forums de la jeunesse africaine et mondial. J’ai pu ainsi, à l’époque séjourner notamment, à divers reprises en Roumanie, en Tchécoslovaquie, en Albanie et en Chine (Tous derrière le rideau de fer du stalinisme ; NDLR). Tout ceci m’a permis d’étoffer mon bagage théorique et politique, d’avoir une meilleure connaissance (version stalinienne) des peuples du monde et d’aboutir à un jugement plus objectif et plus équilibré sur la politique de divers dirigeants africains dont le Président Omar Bongo Ondimba.[…] En 1979, année de notre première rencontre, à 2009, année de sa disparition brutale, ma collaboration avec le Président Omar Bongo Ondimba a été franche et loyale.

Au fil des années, au fur et à mesure où s’approfondissait notre connaissance mutuelle et au regard de ma disponibilité constante et de mon dynamisme, le Chef de l’Etat m’a promu à diverses hautes fonctions. Je suis entré ainsi une première fois, pendant quelques mois, au Gouvernement en 1994, en qualité de Ministre de l’Enseignement Supérieur (…).J’ai été rappelé au Gouvernement en janvier 2002 pour y siéger sans discontinuer jusqu’à la mort du Président Bongo Ondimba en 2009.

Pendant cette période, j’ai occupé tour à tour les fonctions de Ministre chargé des Relations avec le Parlement, de Ministre de la Communication, des Postes et Télécommunications, puis de Ministre de la jeunesse et des Sports, cumulativement durant toutes ces années avec des fonctions de Porte Parole du Gouvernement. Au niveau du Parti Démocratique Gabonais, le Président Omar Bongo Ondimba m’a élevé dès le début des années 1990, aux côtés de Monsieur Jacques ADIAHENOT à l’époque Secrétaire Général du dit parti, aux fonctions de Secrétaire National, puis Secrétaire Général Adjoint chargé de la Communication et de la Propagande, Porte-parole du Parti, responsabilités auxquelles il a ajouté quelques années plus tard, les Relations Extérieures du Parti. »

Guy Nzouba Ndama.

Guy Nzouba-Ndama commence l'enseignement de la philosophie en septembre 1975 et est nommé directeur de l'orientation à la direction générale des bourses et stages en novembre suivant, tout en continuant à enseigner. En 1980, il est devient directeur général des bourses et stages et reste à ce poste jusqu'en 1983.D'abord nommé au gouvernement comme ministre délégué auprès du ministre d'État au Commerce et à l'Industrie en mars 1983, il est ensuite promu, le 18 novembre 1987, au poste de ministre de l'Éducation nationale où il demeure jusqu'en 1990. Il est ensuite conseiller politique du président Omar Bongo de février à novembre 1990. Aux élections parlementaires de 1990, il est élu à l'Assemblée nationale comme député de Koulamoutou, puis il occupe la fonction de président du groupe parlementaire du PDG de 1990 à 1996.

Réélu comme parlementaire en décembre 1996, Guy Nzouba-Ndama est élu au poste de président de l'Assemblée nationale le 27 janvier 1997 Après les élections législatives de décembre 2001, il est reconduit à la présidence de l'Assemblée nationale le 25 janvier 2002. De nouveau réélu député en décembre 2006, il entame un troisième mandat en tant que président de l'Assemblée le 24 janvier 2007. Au sein du PDG, il est choisi par le président Omar Bongo pour assurer la présidence du comité préparatoire et diriger les travaux du neuvième congrès de ce parti, qui se tient du 19 au 21 septembre 2007. Il est aussi vice-président du PDG. Le 31 mars 2016, en séance plénière, il annonce sa démission de la Présidence de l'Assemblée Nationale, à la suite, neuf autres députés démissionnent à leur tour9, après 19 ans à la tête de cette institution, au service du système PDG.Bongo. Le 5 avril 2016, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle d'août 2016.

ZACHARIE MYBOTO, Guy Nzouba Ndama, et Casimir Oye Mba vont, en une nuit mystérieuse accoucher le fameux candidat unique, Jean Ping mis en orbite depuis le par le « Mouvement Souverainiste ». C’était à la faveur d’un séminaire organisé en février 2014. A cette occasion-là, les Professeurs Albert Ondo Ossa et Pierre-André Kombila avaient délivré de très brillantes communications. Selon Michel Ondoungou Loundah, au nombre des critères que le groupe « le Mouvement Souverainiste » avait définis il y en avait un qui leur tenait particulièrement à cœur : si André Mba Obame revenait, nous devrions tous nous ranger derrière lui. M. Ping l’a accepté, et c’est ainsi que notre collaboration a pu véritablement se matérialiser.

Si Omar BONGO était encore en vie, on ne verrait pas aujourd’hui ZACHARIE MYBOTO, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba et autres Réné Ndemezo’o Obiang, Jean EYEGHE NDONG, Paulette MISSAMBO démissionner du PDG et entrer dans l’opposition. Ils ne sont pas ensemble dans l’opposition parce qu’ils ont toujours partagé une vision de la conduite du pays, puisque sous Omar, les uns étaient contre les autres. Mais quel sens donner à un engagement politique aussi abstrait ? Quelle sincérité trouver en des personnes qui, aux affaires, ont été incapables de faire le moindre reproche à Omar BONGO de son vivant. Ils excellent aujourd’hui par une critique virulent de l’action certes non moins calamiteuse que celle des 42 ans du règne du père auquel ils ont tous étroitement collaborés.

C’est un groupement d’anciens barons du système qui se sont déclarés en une opposition sans engagement, ni vision politique. Pour un René NDEMEZO OBIANG par exemple, tout le peuple sait les raisons de ce virage. Comme les autres, elles sont personnelles et naissent des frustrations et d’une volonté « légitime » de lutter contre sa disparition politique. Si Jean PING avait été reconduit à la tête de la commission de l’Union Africaine, il n’aurait pas démissionnée du PDG et ne serait pas opposant aujourd’hui. De même que s’il avait eu un poste au gouvernement ou dans une institution, il ne tiendrait pas ses propos d’aujourd’hui. Surtout que la nomination de son neveu Marcelin AGAYA ou encore la récupération de la mine de fer de BELINGA aux chinois a éteint toutes ses ambitions. Frustré, il est obligé de regagner les rangs de l’opposition. Encore un combat personnel qui comme les autres n’a aucune vision, idée ou offre, ventre affamé, n’ayant point d’oreilles.

Un Pour mieux comprendre les orientations familiales et non politiques des affrontements des protagonistes, il suffit de regarder la perversion du débat politique par des querelles à caractère filial, par la composition des deux groupes qui s’affrontent : Zacharie MYBOTO, beau-père d’Omar, Jean PING, son beau-fils, Ali Bongo leur rival en héritage est le fils héritier. Ce combat qui a pris un virage familial ne présente aucune base objective pour laquelle le peuple gabonais serait impliqué. D’accidents politiques aux frottements familiaux, de contentieux personnels en passant par des frustrations diverses, les groupements des hiérarques du PDG frustré de la gestion de leur frère et compagnon sous le règne du père se sont constitué pour l’alternance au sommet de l’Etat, en se déclarant des opposants, sans organisation ni idéologie politique définis. Le slogan :« Ali dégage » étant leur seul programme.

Hiérarques parmi les hiérarques du PDG, Barons entre les Barons du système, se posent aujourd'hui en adversaire virulents de leur frère et camarade d'hier dans la maison du père timonier à tous: Omar Bongo Ondimba. C'est leur droit, mais dans quel objectif? Après l'avoir pour les un soutenu, et avoir été ses concurrents en 2009 pour les autres ; ils constituent les principaux responsables du FRONT anti Ali Bongo, l’actuel occupant du trône qui aurait dû t « partager le gâteau »avec eux comme le père savait si bien le faire ! Opposition gabonaise ou groupement des rivaux d’Ali Bongo Ondimba. Un vrai panier de crabes.

Face à ceux qui sont restés au Parti démocratique gabonais (PDG), et qui assument le pouvoir avec Ali Bongo. Toutes ces personnalités se réclament tous héritiers politiques du dictateur, un des grands parrains de la France-à-fric. Pour eux, Ali Bongo Ondimba serait le responsable de la situation catastrophique que connaît le pays ! Ils dénoncent disent-ils l’arrogance, la suffisance et le mépris qui seraient devenus la norme de comportement des nouveaux dirigeants. Ils quittent le navire PDG/Ali avec sa légion étrangère qui ont pris le pays, en les privant de leurs prébendes des positions au sein de l’Etat ! Pourtant, c’est le système qu’ils ont mis en place en collaborant fidèlement et loyalement avec leur mentor Omar Bongo Ondimba, et c’est ce système qui est en cause, et qu’il faut changer. Eux, c’est l’alternance à Ali qu’’ils invoquent.

L’Opération Jean Ping n’aura été qu’une imposture aux conséquences néfastes que connaît le pays en ce moment. Imposture : Selon Le Petit Larousse : Action, procédé de quelqu’un qui cherche à tromper par de fausses apparences ou des affirmations mensongères, notamment en usurpant une qualité, un titre, une identité, ou en présentant une œuvre pour ce qu’elle n’est pas. »

En concertation avec les réseaux françafricains, soutient du système, il aurait été décidé, afin de prévenir ce mauvais présage, de remplacer Ali Bongo Ondimba par un autre membre. Trois membres potentiellement en mesure de faire l'affaire sont retenus: André Mba Obame, Paul Toungui, et Jean Ping. André Mba Obame est immédiatement écarté pour deux raisons: d’abord, les membres du conseil se déclarent craindre une colonisation de l'ethnie fang dont André Mba Obame est issu. De plus la posture par trop nationaliste de ce groupe fait craindre l'idéologie sous-tendant "Gabon d'abord". La deuxième raison étant que son état de santé le disqualifie d'office. - Paul Toungui, le fait qu'il est du Haut-Ogooué et sa filiation matrimoniale par son épouse Pascaline Mferri Bongo ont estimé que le patronyme Bongo était devenu un problème pour le peuple gabonais, et même à l'extérieur. Et risquait de confirmer une fois de plus le caractère monarchique du système.

Jean Ping, par ses origines (de l'Ogooué Maritime), son expérience du pouvoir et par conséquent, sa connaissance de la classe politique du pays (ne se réclame-t-il pas héritier spirituel de son beau père?), sans oublier son carnet d'adresses dû à ses relations à l'extérieur du Gabon, sans négliger son alliance de sang avec les Bongo, toutes choses qui, pour les membres font de lui, le choix du clan, ainsi que les amis fidèles des réseaux françafricains. Des consultations auraient été menées auprès de ceux qui, le cas échéant seraient les futurs collègues africains de Ping. Consultations jugées toutes très positives. Ainsi, le choix du clan se porta sur Jean Ping, pour se substituer à son beau frère Ali Bongo Ondimba, afin de sauvé le règne de l'Emirat Bongoland-PDG. Robert Bourgi, l'autre fils de l'Emir défunt fut chargé d'annoncer officiellement le divorce et le futur limogeage avec Ali9. Ainsi, il le confirmera cette décision de sa façon "subliminale" ne pas reconnaître feu Omar Bongo Ondimba dans celui qui gouverne le Gabon depuis 2009. Il s'engagea d'aider le nouvel oint du clan.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que, en plus des autres membres directs de la famille, avec l’adduction de la dissidence maçonnique, l’imposture du « néo-opposant » Jean Ping avait acquis des sérieux renforts, le confortant dans sa posture. C’est sur cette base d’imposture orchestré avec des alliés importants famille et quelques membres des réseaux françafricains avec Robert Bourgi, était décidé de faire dégager le beau-frère du trône. Il se déclarera ainsi, favorable plutôt à un « soulèvement populaire en cas de hold-up électoral en 2016 pour faire partir Ali Bongo Ondimba du pouvoir héréditaire ». Une imposture compte tenu de la réalité des dispositions en la matière électorale, mises en place depuis 1991 et rondement rôdées depuis pour perpétuer le coup d’Etat électoral en faveur du candidat du régime. Et parler dans ce cadre de soulèvement populaire est une preuve d’aveuglement criminelle. C’est malheureusement ce qui a lieu en ce moment !

MACHIAVELISME DEMAGOGIE PERIPATETICIENNE LE SPECTACLE DU MICROCOSME POLITIQUE DES HERITIERS D’OMAR BONGGO ONDIMBA : LA DEMARCHE est une « IMPOSTURE ». RUSE ET TRAHISON la caractérisent. Sa technique pour atteindre l’objectif est celle qu’ils ont mis en place, ensemble, dès 1993 pour confisquer le processus de démocratisation, et institutionnaliser le coup d’Etat électorale, qui a permis au système de survivre. Avec tant de machiavélisme, de démagogie, d’un véritable comportement dolosive vis-à-vis de l’électeur crétinisé, manipulé et méprisé, la méthode se nourrit des techniques antidémocratiques du système décadent. Avec démagogie, les actuels protagonistes en lutte pour la présidence de la République exploitent le mécontentement du peuple gabonais, en surfant sur l’animosité envers Ali Bongo, et la tentative de récupération de l’héritage politique d’André Mba Obame. Quel changement du système politique, (du système PDG bongo) peut-on réellement attendre de ces apparatchiks purs et durs, formatés par le « Grand Fondateur » dont ils se déclarent héritiers ?

-« L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seul la lumière - [qui est son contraire]- le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut » comme l’a énoncé Martin Luther King.
Le chienlit qui persiste dans la gent politicienne de l’héritage d’Omar Bongo, dont les conséquences néfastes ont apparues une fois de plus au lendemain du 27 août ; ouvrira la voie à la réalisation de la « Révolution inéluctable »en cours. Car, seule une révolution peut permettre de sortir de l’impasse mortifère actuelle.

Au sein des 98% de patriotes et nationalistes gabonais, qui ne s’apparentent pas au système PDG.Omar Bongo, se trouve des hommes et des femmes hautement plus compétents pour gérer le tournant actuel de l’histoire du Gabon. C’est en leur sein que se trouve les éléments pouvant encadrer le CHANGEMENT souhaité pour la maîtrise de notre destin, en tant que nation et Etat-nation, souverain et libre.

Retenons comme le dit Augustin Moussavou King: “Il y a deux types d’opposants”
« Aujourd’hui, il y a une opposition de multimilliardaires qui mettent en avant de l’argent pour concurrencer Ali Bongo Ondimba. Il y a une autre qui met en avant les principes et les valeurs pour contester le système que Jean Ping et ses troupes veulent restaurer au Gabon ».

IL FAUT ANNULER LES ELECTIONS

Si la France et les autres instances concernées par la situation qui prévaut en ce moment au Gabon, s’ils veulent enfin sortir de l'impasse gabonaise, c'est plus que jamais le moment de prendre le taureau par les cornes. IL FAUT ANNULER LES ELECTIONS, dont les irrégularités commises des deux parties sont reconnues; et les conséquences aujourd'hui déplorables. Le pays a besoin du CHANGEMENT de l’oligarchie Bongo, auxquelles appartiennent les deux «beau- frères putatifs » que sont Jean Ping et Ali Bongo.

Je parle d’Imposture : Selon Le Petit Larousse, l’imposture est l’« Action, procédé de quelqu’un qui cherche à tromper par de fausses apparences ou des affirmations mensongères, notamment en usurpant une qualité, un titre, une identité, ou en présentant une œuvre pour ce qu’elle n’est pas. »- - «L’essentiel : se débarrasser du régime en place», pour sauvegarder les acquis. D’où l’on évoque l’alternance à Ali Bongo et non le changement du régime.

A titre d’exemple : « L’opposant » Jean Ping sur cette base d’imposture orchestré avec des alliés importants famille et quelques membres des réseaux françafricains dont Robert Bourgi, est favorable plutôt à un « soulèvement populaire en cas de hold-up électoral en 2016 pour faire partir Ali Bongo Ondimba du pouvoir héréditaire ». Une imposture compte tenu de la réalité des dispositions en la matière électorale, mises en place depuis 1991 et rondement rôdées depuis pour perpétuer le coup d’Etat électoral en faveur du candidat du régime. Et parler dans ce cadre de soulèvement populaire est une preuve d’aveuglement criminelle.

La vérité se cache derrière les mensonges proclamés au peuple crétinisé par le système qu’ils ont maintenu pendant presque un demi-siècle, sous l’égide du grand démurge Omar Bongo. Alors que le pays a besoin d’un CHANGEMENT du système politique en place depuis 1967, ils se battent pour l’alternance à Ali dont la gestion mettrait en danger le système. Pour le peuple, et pour la dignité, l’honneur de la nation gabonaise, face à la situation actuelle ; au lieu de se contenter d’une alternance tarabiscotée à la tête de l’Etat, il faut opérer le changement du régime actuel, vieux de plus d’un demi-siècle. L’idée d'alternance invoque un ravalement de façade. Les gesticulations actuelles au sein du microcosme politique gabonais, consistant à vouloir l'alternance au régime d'Ali Bongo Ondimba, n'est qu'une querelle d'héritiers du système en bute à un rival qui menace par sa gestion calamiteuse la survie du système et les fortunes constituées toutes de biens mal acquis : « Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l'Etat. Elles sont nées de la corruption ».

Et tous ces individus scandaleusement fortunés sur le dos du peuple clochardisé, ne sont que des imposteurs.
Face à ce drame, appeler au recompte des voix est une manœuvre fallacieuse. Comme je l'ai rappelé à plusieurs reprises, ce qui se passe actuellement est tout simplement la conséquence inéluctable d'une situation de fait concoctée par le système que les héritiers qui s'affrontent en ce moment, ont mis en place dès l'avènement du multipartisme perverti par le démurge Omar Bongo Ondimba. Le système électorale mis en place par la gent politicienne a eu exactement les mêmes conséquences en 1993, 1998, 2005,2009.

C'est-à-dire à chacune des élections à la présidence de la République. Vouloir aborder la situation actuelle comme on le fait en se bornant au faux problème de décompte des voix des urnes dont on savait au départ truquées, et une insulte à l'intelligence du peuple gabonais, et une grosse méprise de la part de la France qui ne saurait se défausser à si bon compte de ses responsabilités historiques vis-à-vis de ce pays. -Chacun sait, en effet, qu’un désaveu parisien courageux de ces créatures françafricains à l’instar du système-Bongo au Gabon serait le commencement de leur fin. Et le préalable d’une solidarité pour l’Afrique. Les relations de la France avec les régimes des potentats, comme celui du système-Bongo au Gabon, méritent une plus grande attention de la part des démocrates français.

Il en va de la morale publique de leur pays. Car, ce que fait la France chez les pauvres, particulièrement en Afrique noire, devrait interpeller leur conscience. Il mérite de leur part une analyse plus profonde et plus critique que la légèreté ou la complaisance dont ils ont fait preuve jusqu’ici sur le sujet. Il demande un engagement citoyen dans une démocratie véritable, et ne doit plus rester au « domaine réservé » d’un certain clan comme dans un Etat de la maffia ou une république bananière. Face à la gravité de la situation que vivent nos peuples, il nous faut des actes concrets et une volonté politique clairement affichée pour accompagner la démocratisation de nos sociétés meurtries.

En France, jamais il n’y a eu la moindre réflexion politique sur le sort des populations des pays de son pré-carré qui, sans la moindre protection, subissent en permanence les exactions de ses protégés. Une « France » qui s’était engagée à soi-disant protéger ces jeunes États pour permettre, selon le général de Gaulle, de « faciliter l’installation de ces États. Il leur faut du temps et de l’aide pour arriver à s’établir. C’est vrai au point de vue financier et économique ; aussi, au point de vue de l’ordre public ; sans que cette aide implique de la part de la France le moindre choix de personnes. »

IL FAUT ANNULER LE SCRUTIN ET AIDER LE PEUPLE A SE LIBERER DE LA DICTATURE BONGO..

Il faut annuler les élections, et mettre en place des conditions requises pour un scrutin démocratique valable, en lieu et place de la mascarade institutionnalisée par le système. Et alors, les hommes de bonne volonté de par le monde pourront accompagner la révolution inéluctable avec le peuple. Quand l’éviction des imposteurs qui régentent encore le Gabon sera effective, une date devrait être retenue comme le point de départ d’une nouvelle attitude « libératrice » du peuple Gabonais : le 28 Avril 2015. Ce jour-là en effet, le peuple Gabonais fit voler en éclats le mythe selon lequel il était incapable de briser les chaînes de l’oppression et de s’imposer face à la dictature. On a même vu un peuple Gabonais déterminé et solidaire, réduire à néant les tentatives futiles du régime d’orienter dans un sens qui lui serait favorable, l’organisation des obsèques d’André Mba Obame. Le 28 Avril 2015 marquait l’arrivée à Libreville en provenance de Yaoundé du corps sans vie, mais combien plein de signification, d’André Mba Obame.

Le 28 Avril 2015, sans directives venant d’hypothétiques leaders, la fable de l’exception gabonaise, entretenue par les partisans de l’ordre établi, par les inconditionnels, ces larbins du système et maîtres de l’imposture, fut totalement démolie par une population qui s’était auto-organisée, autofinancée et auto-disciplinée pour se dresser contre les tenants des ténèbres. Le 28 Avril 2015, le peuple Gabonais si docile d’ordinaire, devint subitement pour le régime, très dangereux, allant jusqu’à lui tenir tête, et faisant échouer systématiquement toutes les manœuvres de ce régime de dicter la marche à suivre quant aux obsèques d’André Mba Obame.

Le 1 Mai 2015, lors du départ effectif du corps d’André Mba Obame vers Oyem dans le Woleu-Ntem, le régime craqua en réagissant par la violence face au peuple qui avait osé le défier ; une façon pour ce régime de faire savoir au peuple Gabonais, que le prix de son soulèvement contre l’injustice et la dictature demeure très élevé. Mais il est trop tard pour ce régime, car depuis le 28 Avril 2015, le peuple Gabonais a fissuré mortellement l’édifice totalitaire en place au Gabon que les tenants de l’ordre établi considéraient invulnérable. Mais le peuple Gabonais a démontré dès le 28 Avril 2015, qu’il était désormais prêt à démontrer, même dangereusement, son refus de l’hégémonie de l’arbitraire au Gabon ; que ni les interventions policières, ni les arrestations arbitraires, ni les intimidations de tous ordres, ne suffiraient à lui faire changer de cap.

L’évolution des mentalités est désormais perceptible au Gabon ; mais c’est aussi le résultat de ce combat qu’ont livré de nombreux compatriotes s’étant littéralement sacrifiés pour triompher du carcan des préjugés empêchant l’émancipation des citoyens longtemps emprisonnés dans le jeu de la honte consistant à trouver normal ce qui n’est que charogne et répugnance ! Aujourd’hui plus que jamais, les Gabonais ont démontré qu’ils étaient prêts à assumer la prise en main de leur destin. Le pouvoir demeure toujours paradoxalement entre les mains d’hommes politiques et militaires qui n’ont jamais brillé par leur sens républicain. L’étincelle qui a permis au peuple Gabonais de mettre en pratique toute sa souveraineté a été l’organisation des obsèques d’André Mba Obame. Sans aucune stratégie préconçue, mais avec une détermination inébranlable, la contagion du sens républicain et citoyen a été rapide et efficace. Mais la répression comme d’habitude, a été aveugle. Mais cette violence n’a fait que raffermir la volonté des Gabonais de se débarrasser de cette dictature surannée qui vit ses derniers moments.

Ali Bongo continue à se révéler n’être finalement rien de plus qu’un despote violent et dépravé, qui compte sur la supposée passivité des Gabonais pour se maintenir au pouvoir. Mais le 28 Avril 2015, le peuple Gabonais a signalé son enthousiasme pour le désir tant attendu du changement. Pactiser avec ceux-là mêmes qu’on prétend combattre, sera désormais périlleux. Le Gabon se libère ; le 28 Avril 2015 en a été une date catalysant.C’est cette volonté qui a cru s’exprimer le 27 août, mais qui malheureusement a été dévoyée par la gent politicienne, de l’héritage d’Omar Bongo. -« Le peuple s’est mis enfin debout. » - oui, le peuple qui a pris conscience de sa force et qui se structure. « Comme dans l'opéra russe, le chœur, le peuple monte au fil des actes, à l'avant-scène et ravit le premier rôle aux ténors ».

Et comme dans une telle circonstance de l’histoire des nations, la victoire appartient toujours au peuple, il en va de même pour ce brave et grand peuple gabonais. Le peuple gabonais serait reconnaissant à la France, à l’Union Européenne, aux Etats-Unis, à l’Organisation des Nations Unis, et à toutes les autres Etats et institutions internationales, s’ils venaient nous aider à mettre fin au système inique d’une oligarchie familiale qui a ruiné le Gabon pendant 50 ans. - Aidez-nous à divorcer avec ce système. Vous n’avez plus à choisir dans la circonstance entre qui a gagné ou qui a perdu l’élection le 27 août, qui n’en était qu’une unième mascarade, entre pro-Ali Bongo ou pro-Jean Ping, tous deux de la matrice du système dont veut se débarrasser le peuple. Vous devez être pro-paix. Pour cela :-

IL FAUT ANNULER LES ELECTIONS, et organiser un scrutin dans des conditions autres que les dispositions actuelles. C’est la voie de la raison, de la sagesse, se situant au dessus des arrangements politiciennes immorales, des intérêts mafieux.

Jeudi 8 Septembre 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
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