News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Affaire Etat gabonais / Progosa : La concession dupeuse déjouée par Jean-Pierre OYIBA

Le site de la Liberté - Source : Infosgabon le Vendredi 13 Août 2010 à 15:48 | Lu 1609 fois



Affaire Etat gabonais / Progosa : La concession dupeuse déjouée par Jean-Pierre OYIBA
La dernière actualité maladroitement entretenue par certains autour de l’affaire Progosa Investment contre l’Etat gabonais suscite bien des interrogations chez ceux qui de près ou de loin ont suivi les multiples stratagèmes orchestrés par cette société écran de droit espagnol et par Jacques Dupuydauby pour prendre le contrôle des ports d’Owendo et de Port-Gentil.


Ceux qui suivent les frasques de Jacques Dupuydauby dans ce secteur d’activité portuaire en Afrique depuis les dix dernières années, peuvent observer que cet homme «dégage une odeur de roussi teintée de vengeance», pour reprendre les qualificatifs utilisés par les autorités togolaises à son encontre.

Il convient de rappeler que, contrairement aux versions extrapolées par les uns et les autres dans l’affaire PROGOSA, que les premiers contacts entre l’OPRAG et PROGOSA ont débuté en réalité le 12 mars 2002 et non le 20 septembre 2003, comme l’affirme malicieusement certains.

En effet, c’est en cette date, comme l’indique le fac-similé (1) ci-dessous, que Jean-Pierre OYIBA précise à Jacques DUPUYDAUBY, directeur général de la société Progosa opérant dans la gestion des ports, que : «Suite à notre entretien téléphonique de ce jour, je souhaiterais, compte tenu de ce qui s’est fait à Lomé au TOGO, au nom du Ministre de la Défense Nationale et Président du Conseil d’Administration de l’OPRAG, Monsieur ALI BONGO, vous inviter au GABON, afin d’étudier avec vous votre offre pour les Ports d’Owendo et Port-Gentil».

Il note dans ce même document que:«Le Président de la République, Son Excellence EL HADJ OMAR BONGO, accordant une attention particulière au secteur portuaire, parce que maillon essentiel de notre économie, vous voudrez bien nous tenir informer de vos dates d’arrivée ».

Mieux, le 3 avril 2002, le Président du Conseil d’Administration de l’OPRAG, Ali BONGO, adresse un courrier à l’attention de Jacques DUPUYDAUBY, dirigeant de la société PROGOSA INVESTMENT dont l’objet est «Votre intention de la reprise des activités de l’OPRAG», fac-similé (2).

Dans cette correspondance, ALI BONGO confirme la disponibilité de la majorité des administrateurs pour étudier, de manière approfondie, l’offre de Progosa Investment. Il informe par ailleurs à ce dernier qu’en raison de l’importance des activités à céder, que l’Oprag a enregistré d’autres intentions de reprises desdites activités, l’une française et l’autre franco-belge.

Cependant, il le rassure qu’afin de mieux examiner en priorité son offre et avec toute la célérité requise avant sa transmission au gouvernement pour avis définitif, les autres propositions ont été volontairement mises en veilleuse pour favoriser la sienne.

Il note au passage qu’en témoignage des bonnes relations de coopérations entre le Gabon et l’Espagne au travers de sa Majesté le Roi JUAN CARLOS et son Excellence EL HADJ OMAR BONGO, et au regard du sérieux dont de nombreuses sociétés espagnoles ont fait montre dans le cadre de la construction des routes au Gabon et dans le domaine portuaire en République sœur du Togo, l’Oprag reste disposé à examiner ensemble, aux dates et lieux qui lui conviennent, toute offre émanant de Progosa dans les délais les plus proches.

La découverte de la supercherie

Entre-temps, sous les effets conjugués des informations surprenantes et extrêmement graves en provenance du Togo et qui font des vaques dans les milieux portuaires africains, ainsi qu’à la lumière des résultats des investigations légitimes et nécessaires menés ici et là pour vérifier la conformité et la sincérité de l’offre Progosa par rapport à la législation en la matière, Jean-Pierre OYIBA découvre à sa grande surprise que Bolloré et Progosa, c’est bonnet blanc – blanc bonnet.

Il s’aperçoit que la soi-disant société espagnole Progosa Investment spécialisée dans la gestion des ports au Togo, n’est en réalité qu’une société «écran» créée et contrôlée entièrement par le groupe Bolloré pour s’accaparer astucieusement et malicieusement des ports d’Owendo et de Port-Gentil et contourner ainsi la législation en la matière dans notre pays.

Il estime que le groupe Bolloré, opérant déjà dans les métiers d’armateur, de la manutention du terminal à conteneurs, du transit et de la consignation des marchandises, lui confier encore la gestion des ports d’Owendo et de Port-Gentil par le biais de sa filiale Progosa, reviendrait à créer une situation de monopole contraire à la loi et préjudiciable aux autres concurrents.

La supercherie étant découverte, et bien déterminé à éviter un délit d’initié qui découlerait d’un tel contrôle dominant et exclusif des ports gabonais par le groupe Bolloré, les tractations tombèrent dans l’impasse. La méfiance s’installa alors entre l’Oprag et Pergosa.

La vigilance de Jean-Pierre OYIBA ayant sauvé l’Oprag des appétits gargantuesques du groupe Bolloré et sa filiale Progosa, Jacques Dupuydauby revient à la charge, trois ans plus tard par le biais d’une autre société P.I.P (PARTICIPACIONES E INVERSIONES PORTUARIAS S.A.), et SIGEPRAG, curieusement toujours liée à Progosa et au groupe Bolloré au grand étonnement des dirigeants de l’Oprag.

De nouveau coincé par Jean-Pierre OYIBA, après la découverte de ce nouveau stratagème, il adresse à Jacques Dupuydauby une notification officielle relative à cette détention abusive par acte notarié en date du 1er février 2005

Ce dernier, par un courrier en date du 17 février 2005 (fac-similé 3) et adressé à Ali Bongo, confirme la détention du capital de Progosa Investment et partant de SIGEPRAG par le groupe Bolloré.

Il reconnaît le bien fondé de la position de Jean-Pierre OYIBA par rapport aux prétentions de Progosa et écrit à cet effet: « Monsieur le Directeur Général de l’OPRAG a attiré mon attention sur les conséquences de cette situation en ce qui concerne notamment les problèmes de monopole sur les ports d’Owendo et de Port-Gentil, et m’a indiqué que ce contrôle, qui dévoie à postériori les conditions dans lesquelles la concession de gestion partielle de ces ports avait été concédée à SIGEPRAG, société filiale de P.I.P Séville elle-même filiale de Progosa Investiment [dont le capital est détenu par le groupe Bolloré], serait de nature, s’il y était donné suite, à remettre en cause la validité de ladite concession ».

Il précise que: «Comme l’a rappelé Monsieur le Directeur Général de l’OPRAG, si l’on s’en tient aux stipulations du règlement du dossier d’appel d’offres lancé en mai 2003 et auquel SIGEPRAG avait soumissionné en date du 23 juin 2003, la société SIGEPRAG ne peut exercer ses activités de gestion portuaire à Owendo et Port-Gentil tout en étant filiale d’un groupe exerçant déjà le métier d’armateur et celui de manutentionnaire au Gabon».

Il ajoute justement à cet effet qu’: «une fois la société P.I.P. Séville contrôlée par le groupe Bolloré, sa filiale SIGEPRAG ne satisferait plus à des exigences de qualification qui visaient en l’occurrence à éviter tout problème de monopole, puisque le groupe Bolloré exerce depuis longtemps sur les ports du Gabon les métiers d’Armateur, de Manutentionnaire, de Consignataire et de Transitaire notamment».

Le stratagème de la voie détournée du père Jacques

Le père Jacques se débat comme un beau diable pour se sortir de ce mauvais pas. Il prend ainsi, à sa seule initiative et «à titre préventif», la décision de proposer aux dirigeants de l’Oprag une formule, qui selon lui, est susceptible de préserver ses activités et les intérêts de SIGEPRAG.

Il propose le charabia suivant pour brouiller les pistes: «C’est ainsi qu’en date du 22 décembre 2004, la société P.I.P Séville a signé une promesse de cession des actions de SIGEPRAG au profit de la société P.I.P Luxembourg, elle-même filiale de Progosa Shipping Investment Luxembourg, société qui n’a strictement aucun lien avec le groupe Bolloré », etc….

Ali Bongo, qui ne compte pas se laisser berner contre-attaque le 28 février 2005 (fac-similé 4) en faisant observer à Jacques Dupuydauby l’importance que le gouvernement Gabonais attache à ce qu’il ne puisse se développer une situation de monopole au profit d’opérateurs privés sur les ports d’Owendo et de Port-Gentil.

Il indique par ailleurs qu’une prise de contrôle, même indirecte de la SIGEPRAG par ce groupe, entraînerait de facto une action en annulation de la concession partielle octroyée à cette société.

Soucieux des répercussions économiques et sociales qu’aurait cette annulation sur les ports concernés et sur la satisfaction des différents intervenants, Ali Bongo prend acte de la proposition faite et demande de procéder et de justifier à cet effet le transfert des actifs.

Mais suites aux couleuvres déjà avalées, aux multiples manœuvres hypocrites et autres démêlés judiciaires que Jacques Dupuydauby avait avec le gouvernement togolais, et pour éviter une nouvelle entourloupe, l’Oprag décide de ne plus donner un chèque en blanc à cet homme à qui la justice togolaise avait entre-temps délivré des mandats d’arrêt internationaux, à lui, à son fils Vianney et à son directeur juridique Gérard Perrier.

Sur ces entrefaites, les relations entre Vincent Bolloré et Jacques Dupuydauby, devenu son rival en Afrique, se dégradent. Les deux hommes se mènent dorénavant une guerre impitoyable pour le contrôle des activités portuaires.

Le 20 décembre 2005, Jacques Dupuydauby, président de Progosa écrit à Jean-Pierre OYIBA (fac-similé 5) en disant que : «J’apprends que le groupe Bolloré envisage, directement ou indirectement, d’intenter une action judiciaire au Gabon, visant à faire annuler la concession de gestion partielle des ports d’Owendo et de Port-Gentil dont bénéficie la société SIGEPRAG. Cette action reposerait sur la «révélation» d’un contrôle de la société concessionnaire par le groupe Bolloré. Un tel contrôle serait en effet incompatible avec les règles d’exercice de cette concession fixées par le Gouvernement Gabonais».

Dans ce courrier Jacques Dupuydauby indique que : «Naturellement, mes avocats se tiennent à la disposition des avocats ou des interlocuteurs que les Autorités Gabonaises voudraient bien m’indiquer, pour leur fournir une documentation irréfutable prouvant mes affirmations ».

A ce niveau de compréhension de l’affaire Progosa, on ne peut que constater chez Jacques Dupuydauby une réelle volonté de nuire et d’induire en erreur. C’est à se demander qu’est-ce-qui motive sincèrement les prétentions de ce dernier devant le Centre International pour le règlement des Différents relatifs aux Investissements (CIRDI) ?

Est-ce la peur d’être tôt ou tard rattrapé par une plainte des autorités gabonaises? L’adage ne dit-il pas que : «quand nos tors sont avérés, la meilleure défense c’est l’attaque » ?

Progosa évincée de la gestion des ports

Ulcéré par les agissements de Jacques Dupuydauby et de son ex mandataire Vincent Bolloré, le Président de la République, Chef de l’Etat, décide de prendre les choses en mains.

Le 10 février 2006, par un courrier adressé à Vincent Bolloré (fac-similé 6), Omar Bongo Ondimba fait observer à ce dernier que : «Votre groupe ne pouvait, sans enfreindre la Loi gabonaise sur les privatisations et les recommandations des instances financières internationales, prétendre à l’époque, répondre à la privatisation de l’OPRAG.

Néanmoins, sous couvert d’une société familiale espagnole ne permettant pas de connaître votre participation ultra-majoritaire dans ce projet, vous avez été de fait choisi par les autorités gabonaises pour mener à bien cette privatisation.

Des actions intempestives et malhonnêtes de votre salarié, signataire des conventions entre SIGEPRAG et l’Etat gabonais, ont révélé le véritable propriétaire des sociétés mères et filiales attributaires des activités privatisées.

Il est donc nécessaire, comme vous vous y êtes engagé, à ce que votre Directeur Général, M. Gilles Alix, se rende à Libreville auprès de Monsieur le Ministre Paul TOUNGUI, Ministre de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, afin d’établir des conventions conformes à la réelle identité sociétale et juridique des parties à la privatisation de l’OPRAG. Ce préalable est déterminant pour que votre Groupe continue et développe ses activités au Gabon et c’est dans cet esprit que l’audience que je vous ai accordée mardi 7 février dernier vous a permis, de façon formelle, de prendre un certain nombre d’engagements à l’égard de l’Etat gabonais et de lever certaines ambiguïtés que je voudrais ici rappeler et qui doivent être maintenant concrétisés.».

Cette mise au point faite, le Chef de l’Etat lui rappele que: «la société SIGEPRAG avait pris l’engagement de céder 30% de son capital à des investisseurs gabonais, votre salarié président n’avait pu, et pour cause, concrétiser celui-ci. Cela devra être fait dans les prochaines semaines».

Vu l’urgence, Vincent Bolloré déchargea sur le courrier la mention suivante : «Monsieur le Président de la République, je suis très heureux d’accélérer ainsi la coopération de notre groupe avec le Gabon. Avec ma respectueuse et fidèle amitié…»

Au vu de ce qui précède, la question que les uns et les autres se posent est de savoir quels sont les dommages et intérêts que Progosa et Jacques Dupuydauby peuvent – ils espérer après toutes les malversations commises contre l’OPRAG et l’Etat gabonais?

Une chose est certaine, il ne digère toujours pas son éviction de la gestion des ports gabonais. Ayant touché ainsi le fond, il cherche actuellement par des voies détournées à s’accrocher sur n’importe quoi, quitte à nuire à ce bon père de famille qui, il fut un temps, avait pourtant suffisamment une bonne opinion de Jacques Dupuydauby.

La campagne de diffamation conduite actuellement contre Jean-Pierre OYIBA dans cette affaire par ce personnage visé par un mandat arrêt international est inacceptable.

Vendredi 13 Août 2010
Source : Infosgabon
Vu (s) 1609 fois




1.Posté par Régie Bélafonté le 14/08/2010 06:08 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Et qu'est-ce qu'on est censé comprendre?

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...