Né le 25 avril 1943 sur l’île d’Aouta (Fernan Vaz), auteur, compositeur, interprète et arrangeur, Pierre Claver Akendengue compte parmi les artistes gabonais les plus connus et sans doute les plus primés. Son second album « Africa Obota » (l’Afrique ma mère) a remporté le « Prix de la jeune chanson francophone » au Midem de Cannes 1976 (en 1985, il a obtenu le prix de la meilleure musique de film au FESPACO). Ancien élève du Petit conservatoire de la chanson française de Mireille, il s’est longtemps produit en France et a joué un rôle fondamental dans la diffusion de la musique et de la culture africaine dans le monde. Enfin, son album Lambarena réalisé avec Hugues de Courson illustre notamment l’« alliage » de deux cultures à travers deux formes musicales a priori étrangères l’une à l’autre.
Riche en émotions, cette cérémonie fut marquée par deux allocutions de très haute portée, prononcée par S.E Mr l’ambassadeur de France au Gabon et l’artiste décoré. Quelques parents, amis et compagnons de la musique y ont pris part
Un fait cependant est à relever, l’absence très remarquée d’au moins un représentant des autorités Gabonaises pour qui la culture semble n’être qu’une distraction et qui devraient avoir honte de ne l’avoir pas fait avant la France.Un vrai pied de nez !!!
Peut-être attendaient-ils de le faire à titre posthume comme ce fut le cas pour feu Daniel Odimbossoukou dont les parents, renvoyèrent Mr Owono Nguéma, ministre de la culture de l’époque et sa médaille en larmes de crocodile, voir ailleurs. Un proverbe bien de chez-nous dit : « Si tu ne peux voir la mouche tsé-tsé qui est posée sur ton front, il t’est impossible de ne pas voir celle qui est pose sur ton nez »
Félicitations à l’artiste qui l'a bien mérité !