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28 Août 2016 Gabon, un nouveau coup de force en préparation le contexte " Elections en Françafrique – (…) Gabon. »

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Lundi 2 Mai 2016 à 16:24 | Lu 2578 fois



28 Août 2016 Gabon, un nouveau coup de force en préparation le contexte " Elections  en Françafrique  – (…) Gabon.  »
« A l’approche des élections, ces dictatures s’illustrent par un regain des violences à l’égard d’opposants politiques et de manifestants pacifiques. »

Lundi 29 février 2016, Ali Bongo Ondimba a déclaré, sans surprise, briguer un nouveau mandat lors de la prochaine élection qui aura lieu en août prochain.
Avant lui, son père Omar Bongo Ondimba avait été placé à la tête de ce pays par la France en 1967 et y est resté jusqu’à sa mort en 2009.

A l’image d’une vraie monarchie pétrolière, c’est son fils aîné Ali Bongo qui lui succède après une parodie d’élection, largement soutenue par l’Elysée et les réseaux officieux de la Françafrique.
Cela fait donc presque 50 ans que le clan Bongo règne et pille le Gabon – aidé en cela par de nombreux acteurs et entreprises français – au détriment de la population qui, pour une large majorité, vit encore dans la misère. 87% des Gabonais n’ont connu que la famille Bongo à la tête du pays.

Bien que les caisses de l’Etat soient aujourd'hui vides, cela n'empêche pas les dirigeants gabonais de continuer de mener un train de vie des plus spectaculaires et, d’après le journal les Echos Du Nord d’avoir déjà commencé la distribution de billets en vue d’assurer la « réélection » du dictateur Bongo67, tout cela soutenu par une administration aux ordres.

Les opposants politiques, mouvements de la société civile, syndicats, mouvements sociaux et journalistes indépendants, subissent une répression croissante, ceci par des forces dites de sécurité, dont Ali Bongo a fait son instrument de prise et d’exercice du pouvoir, et bientôt probablement de maintien.

La France continue pourtant de soutenir son allié de toujours. Le Gabon est en effet un pays clé sur l'échiquier de la Françafrique, où se troquent ressources naturelles contre soutien diplomatique et militaire à la dictature, en vertu notamment de l'Accord de partenariat de défense renégocié en 2010 et grâce à la base militaire française permanente, en place depuis la colonisation.

Voici le contexte qui prévaut sur le plan politique général au Gabon en cette année 2016 : année où le peuple gabonais devrait désigner par les urnes, celui ou celle qui devra être le dirigeant de son pays pour les sept prochaines années.

LE COUP DE FORCE D’ALI BONGO EN 2009, SOUTENU PAR LA FRANCE

Le 7 juin 2009, Omar Bongo, le doyen des dictateurs d'Afrique après 42 ans de règne, meurt dans un hôpital en Espagne. Une vague d'espoir de changement parcourt le pays, mais sera très rapidement déçue, car tout est prévu pour qu'Ali Bongo succède à son père. Ministre de la Défense depuis 1999, il a à sa disposition tout l'appareil administratif, les moyens étatiques et le pouvoir militaire pour préparer sa campagne puis assurer la réussite de la mascarade électorale.

Le fichier électoral est manipulé (le premier ministre gabonais parle lui-même de 120 000 électeurs fictifs)68 et les journalistes gabonais comme étrangers sont censurés.69 L'armée et les forces de sécurité sont en ordre de bataille aux côtés d'Ali Bongo et jouent un rôle majeur dans ce putsch électoral, encouragés par de multiple promotions et des primes financières distribuées à l’ensemble des soldats gabonais moins d'une semaine avant le vote.70 Suite à l'annonce des résultats officiels, qui donnent évidemment Ali Bongo vainqueur alors que le décompte des voix le situe à la 3ème place, de nombreuses émeutes parcourent le pays, notamment à Port-Gentil, la capitale pétrolière, où Ali Bongo envoie l'armée pour massacrer la population.

L'opposition décompte pas moins de 57 morts, mais ce chiffre resterait inférieur à la réalité du massacre, différentes sources affirmant même que des corps auraient été jetés à la mer par les militaires pour dissimuler le crime 71. Pendant des mois après ces émeutes post-électorales, les corps armés restent présents dans les rues pour empêcher toute potentielle contestation. Des bâtiments français sont brûlés lors de ces révoltes, notamment ceux de Total et d’une partie du consulat français, « symboles du soutien indéfectible de la France au régime Bongo depuis des décennies »72.

Car malgré les fraudes évidentes en amont comme en aval de l'élection et la violence de la répression, la France appuie sans faillir le coup de force d'Ali Bongo. Plusieurs personnalités politiques françaises, ayant des fonctions officielles ou non, jouent un grand rôle pendant toute la campagne présidentielle pour le soutenir. Selon les retranscriptions des écoutes du Silam73 publiées le 30 juillet 2012 par le journal gabonais Échos du Nord 74« en coulisses, un quarteron de collaborateurs du président français d’alors s’étaient attelés à orienter les événements durant la transition (...).Notamment, Robert Bourgi, Claude Guéant (ministre de l’Intérieur de Sarkozy),

Alain Joyandet (secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie), Jean-Didier Roisin alors ambassadeur de la France au Gabon et Stéphane Bellati, alors chef de poste au Gabon de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ». Ils font notamment pression sur la présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, et rencontrent les dictateurs voisins Denis Sassou Nguesso au Congo, Paul Biya au Cameroun, pour les convaincre de soutenir Ali Bongo, ou encore Teodoro Obiang Nguema en Guinée Equatoriale pour qu’il arrête de soutenir les opposants d’Ali.75 Le lendemain de l'élection, et bien que de nombreuses irrégularités soient dénoncées par différents observateurs et que la France sache pertinemment que les résultats du vote ont été inversés76, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier, déclare : « La France se félicite du bon déroulement du scrutin du 30 août et de la bonne participation en dépit de certaines difficultés techniques…

Nous faisons confiance aux institutions (...) pour que le processus continue à se dérouler dans le calme jusqu'à la proclamation des résultats. »77 Le soutien de la France au putsch d'Ali Bongo ne s'arrête pas à cette reconnaissance officielle. L'armée française déploie une centaine de soldats dans les rues de Port-Gentil au moment des émeutes post-électorales, officiellement pour protéger les ressortissants français mais, dans les faits, pour dissuader les velléités de contestation de la parodie électorale et protéger les installations pétrolières. Pour aller toujours plus loin dans les « amitiés » franco-gabonaises, le président français n’hésitera pas à décerner la légion d’honneur au nouveau dirigeant gabonais au début de l'année 2010, alors même que les USA n’avaient toujours pas reconnu Ali Bongo...

Ali Bongo Ondimba, qui occupe le poste dans les conditions que chacun connaît, a déjà déclaré, briguer un nouveau mandat lors de cette prochaine élection.

Le système PDG. Bongo, aujourd’hui divisé par des rivalités internes, les querelles d’héritage entre barons et autres fils putatifs du défunt potentat Omar Bongo Ondimba. Les stratégies politiques pour l’élection présidentielle prochaine de 2016 sont au cœur de toutes les machinations des deux bords politiques PDG-clan Bongo et PDG-clan l’opposition chienlit (Front uni, UPG, l’Union des Forces pour l’alternance, etc.). Les anciennes chevilles ouvrières du régime Bongo, actuels opposants, nouveaux avocats des citoyens appauvris ont pour nombreux d’entre eux, cautionné le régime du système PDG pendant 42 ans. Ces barons de l’ancienne machine à pillage veulent parler désormais à notre nom sans pouvoir réaliser publiquement le devoir de mémoire et faire leur mea culpa. À les entendre, le Gabon aurait commencé à sombrer depuis2009, depuis l’accession à la magistrature suprême d’Ali Bongo, le nouveau BOA mal aimé gabonais. Or, c’est un système qui perdure depuis 47 ans.

Sans un changement intégral et en profondeur d’éthique et des tenants du système, demain, les mêmes problèmes resteront, et croyez-vous vraiment en votre âme et conscience qu’un individu quel qu’il soit, issu du système et accédant au pouvoir avec les dispositions de la loi électorale actuelle, aurait le ressort et l’aptitude de résoudre la grave crise multidimensionnelle issue du legs du demi-siècle du règne inique et criminel auquel il aura été un éminent agent ? Bien plus, tous ces héritiers d’Omar Bongo Ondimba ne sont mus que par une haine féroce les uns envers les autres.

Or, la haine ne construit une société, elle la détruit. En choisissant d’accepter l’élection à la rescousse de l’emprise de la haine au détriment du bon sens, vous devez reconnaître que vous vous rendez coupables des errements graves qui ne manqueraient pas de se reproduire est notamment revenu, un peu plus véhément, sur son différend avec le président Ali Bongo Ondimba. « Je crois qu’il est de ma responsabilité, ayant soutenu le président actuel, il est de ma responsabilité aussi, vu l’échec patent qui est le sien, ayant contribué à le faire, si je puis m’exprimer ainsi, de le défaire. » Pour y arriver, il s’est engagé dans une course effrénée pour être le candidat unique face à son beau frère et non moins fidèle et étroit associé au sein des gouvernements du régime du père, dont il a pu dire : « Moi j’ai travaillé avec le président Omar Bongo Ondimba,

comme vous l’avez dit, pendant plusieurs années. J’ai servi loyalement le président et je ne le regrette pas. » L’opposant devenu serait plutôt favorable à un « soulèvement populaire en cas de hold-up électoral en 2016 pour faire partir Ali Bongo Ondimba du pouvoir héréditaire !»6 -« L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seul la lumière - [qui est son contraire]- le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut » (Martin Luther King).

le pays a besoin d’une ligne claire et d’une volonté forte, et elle a aussi besoin d’apaisement. Or, depuis 2009, on n’a pas vu de ligne forte et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’apaisement n’était pas à l’ordre du jour». Pire, les haines fraternelles des enfants du père Omar Bongo Ondimba empoisonnent la vie publique de nation. Ce à quoi on assiste c’est à des machinations du système PDG-Bongo et « l’opposition chienlit » en vue de la Présidentielle !
«PAS D’ÉLECTATION EN 2106 SANS REFORME DU CADRE INSTITUTIONNEL.»

Ceux qui dans l'opposition comme dans la société civile soutiennent le changement par les urnes sans poser les préalables d'une élection libre et transparente sont tout simplement des OPOSANTPDGISTES. Nous disons qu'il est inconcevable d'aller aux élections en 2016 si le cadre institutionnel n'est pas réformer en profondeur. Cette élection, si elle est organisée en l'état actuel des institutions gabonaises ne sera qu'une mascarade consistant à donner une caution morale à un pouvoir illégitime.

Malgré le contexte que nous connaissons tous, et que le dossier de SURVIE vient de nous retracer dans ses grandes lignes, les annonces à la candidature se multiplient du coté de l’opposition.
L’opposition gabonaise a beaucoup trop de lacunes, elle souffre de beaucoup trop de carences qui font d’elle à ce jour, après le PDG, la 2e force sur laquelle Ali Bongo peut s’appuyer et compter pour sa réélection.

En effet, à quelques 3 mois de la présidentielle, elle se cherche toujours et n’est pas encore située. A mesure que l’on s’achemine vers le mois d’août, les militants de l’opposition perdent graduellement espoir et vivent dans la déception. Mais ils n’ont pas tord, en réalité, il n’y a pas beaucoup de raisons de garder l’espoir, car il devient de plus en plus évident que la composition actuelle de l’opposition ne pourra pas faire le poids face au candidat du PDG.

Au nom de l'opposition à Ali Bongo Ondimba, ces groupes de personnes, en troupes dispersées se précipitent pour aller aux élections, nonobstant ce contexte. Pour moi, ils ne peuvent pas se contenter de crier que le pays va mal, qu’il faut dégager Ali, sans prendre des mesures concrètes allant dans le sens de la réussite d'un véritable changement de système, par des élections transparentes et crédibles.

Au-delà des ambitions, fort légitimes de quelques uns à accéder à la tête de l’Etat, et leurs positionnements actuels à être dores et déjà candidat pour la prochaine échéance de 2016, il faut admettre en toute objectivité, que dans le cadre actuel, y prétendre c’est soit de se faire complice du système, pour lui permettre de pratiquer la « Mascarade » ; et, plus grave, être coupable car redevable des conséquences qui en seraient à coup sûr le résultat ; cette fois-ci à un degrés plus grave et plus dramatique pour la survie même de notre pays, que personne ne peut mesurer à l’heure actuelle. Selon un média étranger, « L’opposition du régime de Libreville (Jean Ping), serait favorable plutôt à un « soulèvement populaire en cas de hold-up électoral en 2016 pour faire partir Ali Bongo Ondimba du pouvoir héréditaire ». Est-ce vraiment une position sérieuse et responsable d’homme politique aspirant à devenir Chef de l’Etat ?

Le système électoral à un tour du Gabon - qui remet la présidence à celui qui obtient le plus de votes même si ce n'est pas la majorité - tend à favoriser le candidat sortant, en particulier si l'opposition est divisée. L'opposition pourrait avoir du mal à transformer le mécontentement en votes dans un pays où les ressources ont concentrées dans les mains de la famille Bongo de son Parti Démocratique Gabonais (PDG). Malgré les multiples défections du PDG de la plupart de ses grands barons depuis qu’il est au pouvoir, contre ses rivaux à la fonction, Ali Bongo Ondimba est, dans le contexte actuel en position de force. En effet :

En 2009 : Ministre de la Défense depuis 1999, il a à sa disposition tout l'appareil administratif, les moyens étatiques et le pouvoir militaire pour préparer sa campagne puis assurer la réussite de la mascarade électorale. Le fichier électoral est manipulé (le premier ministre gabonais parle lui-même de 120 000 électeurs fictifs) ? Et les journalistes gabonais comme étrangers sont censurés.69 L'armée et les forces de sécurité sont en ordre de bataille aux côtés d'Ali Bongo et jouent un rôle majeur dans ce putsch électoral, encouragés par de multiple promotions et des primes financières distribuées à l’ensemble des soldats gabonais moins d'une semaine avant le vote.

Pendant six ans au pouvoir, Ali Bongo Ondimba a procédé au renforcement considérable de son pouvoir :

1 - Changement de la Constitution : vers une « dictature légale »-
2 - Contrôle de l’ensemble de l’appareil étatique –
3-Surveillance accrue de la population

4 – Violation des droits humains et dégradation de la situation sociopolitique depuis 2009
Depuis 2009, les violations des droits humains sont en augmentation. Le pouvoir en place multiplie les pressions sur les différents médias. La répression et l'utilisation de la violence. Enfin, de nombreuses voix font état de l’utilisation probable d’armes chimiques contre des manifestants, notamment le 1er mai 2015 lors d’un rassemblement suite au décès d’André Mba Obame100 et plus récemment le 2 mars 2016101

En ce qui concerne la répression et l'utilisation de la violence, le Gabon d’Ali Bongo, semble prendre comme exemple Idriss Déby plutôt que son père qui avait pourtant déjà dirigé d’une main de fer ce pays de 1967 jusqu’à sa mort en 2009. De nombreux acteurs françafricains se sont démenés en 2009 pour faire élire le fils aîné d’Omar Bongo – comme dans une vraie monarchie pétrolière. Ali Bongo a passé son premier mandat à considérablement renforcer ses pouvoirs présidentiels, à piller de manière encore plus éhontée que son père les caisses de l’Etat et à réprimer toute forme de contestation.

l a notamment fait changer la constitution en 2011, ouvrant la voie à une véritable « dictature légale » ; et créé une multitude d’agences directement rattachées à la présidence (permettant à celle-ci de multiplier son budget de 1073,74% entre 2008 et 2014). Il a aussi lancé une importante militarisation du pays, augmentant les dépenses militaires et augmentant les effectifs de l'armée par de grandes campagnes de recrutement. Les autorités françaises continuent de soutenir le « palais du bord de mer » par la surveillance de sa population, et par la formation et l'encadrement de l’armée (en 2014, plus de 4000 soldats ont été formés). Cette même armée n’hésite pas à pratiquer la torture et à tirer à balles réelles lors des rassemblements de la société civile ou de l’opposition. 4-Surveillance accrue de la population.

Il faut ajouter à cela, le fait que ces personnes tous appartenant au régime PDG Bongo ; à plus d’un titre sont comptables de la mauvaise gestion du pays, et Ali Bongo les connaît tous. Jean Ping fidèle compagnon des années durant dans la maison du père jusqu’à devenir son beau-frère et; Guy Nzouba Ndama de qui Robert Bourgi dit : Deux hommes de l’entourage du président Omar Bongo, qui avaient pris fait et cause pour Ali se sont activés pour accélérer le mouvement intramuros et extramuros en faveur d’Ali. Je les nomme : Jean Pierre Lemboumba, proche d’entre les proches d’Omar Bongo, et Guy Nzouba Ndama, président de l’Assemblée nationale, qui vient de démissionner avec éclat de la présidence. Jean Pierre Lemboumba et moi-même avons été reçus par Claude Guéant le 13 juillet (2009) au soir. Tout était mis en place pour que l’élection d’Ali se précise, et Guy Nzouba Ndama lui aussi, avec moi, a été reçu par Claude Guéant. Casimir Oye Mba ; pour ne citer que ces trois gros calibres anciens barons du PDG, qui se sont proclamés déjà aller aux élections.

Ali Bongo compte sur l'armée et l'argent pour se maintenir au pouvoir. L’argent coulera abondamment lors de la campagne pour la prochaine élection présidentielle au Gabon. Le président sortant, Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, n’entend pas mégoter sur les moyens pour obtenir les suffrages de ses concitoyens. Selon une source proche de son entourage, il aurait déjà mis de côté une somme de 200 milliards de F CFA (300millions d’euros) pour son opération de charme. Les enjeux pour la prochaine élection présidentielle et la période post-électorale sont si importants que les collaborateurs d’Ali Bongo Ondimba sont prêts à tout pour préserver leurs acquis désormais menacés

Tous ces candidats proclamés le savent, mais tous se taisent comme si cette réalité n'avait aucune sorte d'importance alors même que la clé du changement est à ce niveau.
Le peuple Gabonais souffre, il ne faut plus jouer avec son avenir. Il a été depuis de longues années victimes de tant d’impostures qui ont fait le lit de cette dictature dont il doit se libérer. L’exigence morale serait que ces personnes éclairent le peuple sur les garanties légales qu'ils ont pour l’appeler aux urnes en 2016.

En effet, l'élection présidentielle de 2016 dans la conception du pouvoir autocratique d'Ali BONGO-ONDIMBA ne peut pas être transparente et tout est mis en place pour qu'elle ne le soit: Ali BONGO-ONDIMBA même s'il a 5% [...] des voix doit être proclamé vainqueur. Interrogé sur le sujet, Guy Nzouba Ndama déclare : Je ne pense pas qu’il y aura tout ce beau monde. Les divisions ne peuvent pas servir parce qu’aujourd’hui si le candidat Ali Bongo Ondimba gagne, ça ne peut être que par une fraude généralisée. Mais nous savons ce qui se trame et nous prendrons toutes les dispositions pour l’empêcher de tricher.

Dans le contexte actuel, il est inconcevable d'aller aux élections en 2016 si le cadre institutionnel n'est pas réformer en profondeur. Cette élection, si elle est organisée en l'état actuel des institutions gabonaises ne sera qu'une mascarade consistant à donner une caution morale à un pouvoir illégitime. L'opposition à la tête de la quelle semble se trouver Monsieur Jean Ping ne peut se contenter de crier que le pays va mal sans prendre des mesures concrètes allant dans le sens de la réussite d'un véritable changement de système.

Ali Bongo compte sur l'armée et l'argent pour se maintenir au pouvoir. Tous nous le savons, mais tous nous faisons comme si cette réalité n'avait aucune sorte d'importance alors même que la clé du changement est à ce niveau. Monsieur Jean Ping et nos aines des Souverainistes doivent éclairer le peuple sur les garanties légales qu'ils ont pour appeler le peuple aux urnes en 2016. Le peuple Gabonais souffre, il ne faut plus jouer avec son avenir, la jeunesse gabonaise libre à laquelle nous nous réclamons ne le permettra plus.

L'élection présidentielle de 2016 dans la conception du pouvoir autocratique d'Ali BONGO-ONDIMBA ne peut pas être transparente et tout est mis en place pour qu'elle ne le soit: Ali BONGO-ONDIMBA même s'il a 5% [...] des voix doit être proclamé vainqueur.

Préconiser de « soulèvement populaire en cas de hold-up électoral en 2016 pour faire partir Ali Bongo Ondimba du pouvoir héréditaire !», est une forfaiture, sinon une imposture envers le peuple gabonais.
Et moi :

« POUR LA CAUSE DU GABON JE NE RESTERAI PAS INACTIF.
POUR LA CAUSE DE MON PEUPLE. JE NE ME TIENDRAI PAS TRANQUILLE »
(Jusqu’à ce que ressorte, comme clarté, sa justice, et son salut, comme un flambeau qui brûle)


Lundi 2 Mai 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...